#15 Panorama licences sportives 2016 – 2025 – Sports de raquettes : +19 % en dix ans, une famille qui recrute des adultes
Les huit fédérations de sports de raquettes — tennis, badminton, tennis de table, squash, pelote basque… — gagnent 274 441 licences entre 2016 et 2025, soit +18,8 %, plus de deux fois le rythme de l’ensemble du sport fédéral. Le tennis en fait 69 %. C’est la famille de la série où la part des 25-59 ans progresse le plus, et celle dont la reprise après 2021 est la plus forte. Sa géographie recoupe la diagonale du décrochage. Septième volet de la série consacrée aux familles d’activités.
Cette série examine les familles d’activités une à une, selon la nomenclature du Panorama, avec une grille commune : volume et trajectoire, pyramide des âges, féminisation, géographie, équipements, fédérations. Les volets précédents portaient sur les fédérations généralistes, l’expression, la forme et la force, le combat et les arts martiaux, les sports collectifs, l’adresse et la précision, et les sports de nature. Toutes les données sont explorables dans le Panorama des licences sportives 2016-2025.
Une convention de lecture s’impose d’emblée. Les évolutions nationales portent sur l’ensemble des licences du champ constant, y compris celles qui ne sont affectées à aucun département ; la référence est l’ensemble des 109 fédérations, dont les licences progressent de 7,3 % entre 2016 et 2025. La sous-famille « sports raquettes » du Panorama regroupe huit fédérations : tennis, badminton, tennis de table, squash, pelote basque, jeu de balle au tambourin, ballon au poing et longue paume. Elle représente 10,0 % des licences en 2025, contre 9,0 % en 2016.
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1. Une reprise forte après 2021

Le tennis, le badminton et le tennis de table dépassent nettement leur niveau de 2016 ; le squash et la pelote basque restent en dessous.
La famille compte 1 457 244 licences en 2016 et 1 731 685 en 2025, soit +18,8 %, 11,5 points au-dessus de l’ensemble du champ constant. Elle reculait avant la crise (−5,1 % entre 2016 et 2019), a perdu 10,5 % de ses licences entre 2019 et 2021, contre 21,0 % pour l’ensemble, et dépasse en 2025 son niveau de 2019 de 25,3 %, contre 7,1 % pour l’ensemble : c’est la reprise la plus forte des familles étudiées dans cette série.
Le tennis passe de 1 039 352 licences en 2016 à 947 288 en 2021, puis à 1 228 616 en 2025 : +29,7 % en quatre ans. Il n’a perdu que 3,2 % de ses licences entre 2019 et 2021, quand le badminton en perdait 28,6 %, le tennis de table 27,0 % et le squash 52,3 %. En 2025, le tennis et le badminton dépassent leur niveau de 2019 de 25,5 %, le tennis de table de 28,5 %. La série du jeu de balle au tambourin chute de 5 632 licences en 2016 à 2 261 en 2019 puis se stabilise, ce qui relève vraisemblablement d’un changement de déclaration.
2. Les 25-59 ans gagnent du terrain

Les sports de raquettes progressent plus vite que hors fédérations scolaires dans presque toutes les tranches d’âge adultes, et moins vite chez les enfants.
| Groupe d’âges | Licences 2016 | Licences 2025 | Évolution |
| Moins de 15 ans | 589 186 | 623 216 | +5,8 % |
| 15-24 ans | 188 755 | 229 060 | +21,4 % |
| 25-39 ans | 256 524 | 321 220 | +25,2 % |
| 40-59 ans | 323 415 | 420 214 | +29,9 % |
| 60-74 ans | 79 190 | 110 601 | +39,7 % |
| 75 ans et plus | 11 874 | 23 921 | +101,5 % |
Licences dont l’âge est renseigné, hors jeu de balle au tambourin, ballon au poing et longue paume.
La part des 25-59 ans passe de 40,0 % à 42,9 %, soit +2,9 points, quand elle recule de 2,3 points hors fédérations scolaires : le creux par le milieu s’inverse, plus nettement que dans toute autre famille de la série (les activités aquatiques, seule autre famille en hausse, gagnent 0,3 point). Les licences de 25 à 59 ans progressent de 27,8 % (de 579 939 à 741 434), celles de 45 à 59 ans de 42,1 %. Les moins de 15 ans ne progressent que de 5,8 %, contre 10,1 % hors fédérations scolaires. L’âge moyen passe de 26,9 à 29,0 ans.

Le tennis et le badminton gagnent surtout des adultes ; le tennis de table gagne des enfants et des plus de 60 ans.
Le tennis gagne 129 883 licenciés de 25 à 59 ans (de 381 520 à 511 403) et 5 550 licenciés de moins de 15 ans, soit +1,2 %. Ses 15-24 ans progressent de 27,2 %. Le badminton gagne 30 500 licenciés de 25 à 59 ans. Le tennis de table fait exception : il gagne surtout des moins de 15 ans et des 60 ans et plus, ces derniers passant de 14 505 à 32 723.
3. Une féminisation lente, sans recul des 45-64 ans en volume
La part des femmes passe de 27,9 % à 28,4 %. Les licenciées passent de 404 716 à 491 545 (+21,5 %), les licenciés de 1 044 228 à 1 236 687 (+18,4 %). Chez les 45-64 ans, la part des femmes passe de 26,5 % à 25,9 % (−0,6 point, contre −2,84 points hors fédérations scolaires) : les femmes de cet âge progressent de 40,3 % (de 63 712 à 89 378), un peu moins vite que les hommes (+44,4 %).
Par fédération, la part des femmes progresse au squash (de 18,7 % à 26,7 %), à la pelote basque (de 15,5 % à 19,0 %), au badminton (de 36,0 % à 36,9 %) et au tennis (de 29,0 % à 29,5 %, avec 361 947 licenciées en 2025 contre 301 671 en 2016). Elle recule au tennis de table (de 15,8 % à 14,6 %).
4. La Bretagne et les Pyrénées-Orientales progressent, la diagonale décroche

Les dix départements qui perdent des licences, toutes familles confondues, progressent tous moins vite que la famille.
Rapportées au rythme de la famille sur les 101 départements (+19,0 %), les licences progressent le plus dans les Pyrénées-Orientales (+59,5 points), en Ille-et-Vilaine (+50,2), en Corse-du-Sud (+38,5) et en Haute-Corse (+34,8), dans les Côtes-d’Armor (+30,7), le Morbihan (+25,1), la Seine-Saint-Denis (+23,4) et la Meuse (+23,3). Elles progressent le moins en Lozère (−40,0 points), dans le Territoire de Belfort (−35,9), en Haute-Saône (−34,6), dans les Deux-Sèvres (−32,0), la Haute-Vienne (−27,8) et la Mayenne (−25,2). Neuf départements comptent moins de licences en 2025 qu’en 2016.
Comme les sports collectifs et le combat, la famille recoupe la diagonale du décrochage : les dix départements qui perdent des licences toutes familles confondues progressent tous moins vite qu’elle, de −4,9 points en Haute-Marne à −34,6 points en Haute-Saône. En métropole, l’écart de la famille est corrélé à celui de l’ensemble des licences du département (+0,64), le lien le plus fort de la série.
5. Les courts de tennis ne font pas la différence
Le recensement des équipements sportifs compte 38 200 courts de tennis, soit 5,7 pour 10 000 habitants et 32 licences de tennis par court. 2,1 % des courts dont la date est connue ont été mis en service depuis 2016. Il compte aussi 18 528 salles multisports, 16 112 salles non spécialisées et 2 983 murs et frontons. Le volet consacré aux équipements a montré que les dix départements en recul comptent 33 % de courts de tennis et 33 % de salles multisports de plus que la moyenne nationale, rapportés à la population.
Département par département, la densité de courts de tennis n’est liée ni au niveau de pratique du tennis (−0,09 en métropole) ni à sa dynamique (−0,09). Pour le badminton et le tennis de table, la densité de salles multisports et non spécialisées n’est pas davantage liée à la dynamique (−0,09) ni au niveau de pratique (+0,10). Pour l’ensemble de la famille rapporté aux courts, aux salles multisports et aux murs et frontons, le lien avec la dynamique est négatif (−0,28).
6. Le tennis fait 69 % de la croissance

Trois fédérations progressent, cinq reculent.
La Fédération française de tennis gagne 189 264 licences (+18,2 %), soit 69 % du solde de la famille, et compte 1 228 616 licences en 2025. Le badminton gagne 53 432 licences (+28,7 %), le tennis de table 41 688 (+23,1 %).
Cinq fédérations reculent : le squash (−4 420, −16,2 %), le jeu de balle au tambourin (−3 582, −63,6 %), la pelote basque (−1 779, −10,6 %), le ballon au poing (−109) et la longue paume (−53).
7. Ce qu’il faut en retenir
1. Les sports de raquettes gagnent 274 441 licences (+18,8 %) et dépassent en 2025 leur niveau de 2019 de 25,3 %, la reprise la plus forte de la série.
2. C’est la famille où la part des 25-59 ans progresse le plus (+2,9 points) ; les moins de 15 ans ne progressent que de 5,8 %.
3. La part des femmes passe de 27,9 % à 28,4 % ; les femmes de 45-64 ans progressent de 40,3 %, un peu moins vite que les hommes.
4. Les dix départements en recul toutes familles progressent tous moins vite que la famille ; la corrélation avec la dynamique d’ensemble des départements est la plus forte de la série (+0,64).
5. La densité de courts de tennis n’est liée ni au niveau ni à la dynamique de la pratique du tennis.
Méthodologie. Source : recensement des licences sportives annuelles, INJEP-MEDES / Ministère chargé des Sports, fichiers détaillés Lics_2016 à Lics_2025 ; champ constant de 109 fédérations ; sous-famille « Sports raquettes » de la nomenclature du Panorama des licences sportives, huit fédérations. Équipements : recensement des équipements sportifs (RES), courts de tennis, salles multisports, salles non spécialisées, murs et frontons, hors équipements déclarés hors service ; populations municipales 2021.
Les évolutions nationales portent sur toutes les licences, y compris celles qui ne sont affectées à aucun département. Les indicateurs d’âge et de sexe portent sur les licences dont l’information est renseignée et excluent le jeu de balle au tambourin, le ballon au poing et la longue paume, dont l’âge n’est pas renseigné une des deux années. Les 20 014 licences de la famille non affectées à un département en 2016 sont réparties selon la géographie 2019 de chaque fédération. Les écarts départementaux sont exprimés par rapport au rythme de la famille sur les 101 départements (+19,0 %), les départements de moins de 300 licences de la famille en 2016 étant exclus ; les corrélations sont calculées sur les départements métropolitains, en rapportant le tennis aux courts de tennis, le badminton et le tennis de table aux salles multisports et non spécialisées. Les dix départements en recul sont ceux identifiés, toutes familles confondues, dans le volet départemental corrigé. La date de mise en service est renseignée pour environ 62 % des équipements, et le RES ne recense pas les fermetures.
Le détail par département, par région, par famille et par fédération est disponible dans le Panorama des licences sportives 2016-2025.


