Si on rate les jeux de Paris 2024, ne ratons pas leur héritage ! par Patrick Bayeux

Assez sur réaliste la période que nous vivons. Alors que nous devrions être à 1000 jours de jeux en pleine effervescence pour préparer les jeux de Paris 2024, on nous explique suite aux résultats de Tokyo qu’on fera de notre mieux ! lire notamment l’article de france info tout se passe comme si nos dirigeants se résignaient à une défaite mémorable.

Même le président de la république dans son discours des médaillés de Tokyo enjambe 2024 « nous préparons aussi la France de 2030 parce que tout ne s’arrêtera pas en 2024 et nous devons aussi utiliser 2024 comme un jalon essentiel pour aller beaucoup plus loin. « Remise des médailles à l’Elysée, le président a fait du en même temps.

Tout ça ne fait pas rêver et pourtant le slogan était plein de promesse. https://www.jerevedesjeux.com/

Il y a 6 ans pratiquement jour pour jour, je rêvais des jeux. Ce dont je rêve avant les JO de #Paris2024 ! 10 novembre 2015. J’en rêvais pour « faire du sport  un véritable enjeu de société » « l’organisation des jeux n’est pas une finalité mais un moyen » , je rêvais de Paris 2024 pour « porter une grande politique d’éducation par le sport. » pour « réformer l’organisation du sport en France » …

Début d’année 2021, je suppliais nos dirigeants pour qu’ils nous donnent envie d’avoir envie Mes vœux pour 2021 : Décideurs du sport, donnez-nous envie d’avoir envie

Je leur demandais juste d’écrire l’histoire jusqu’à Paris 2024 … mais aussi la promesse d’aprés. Ne gâchons pas cette occasion unique de faire durablement bouger les lignes. Comme rien ne bouge voici mes propositions

Un héritage fondé sur 4 piliers : littératie physique, sport durable et citoyen, gouvernance partagée et urbanité sportive

Paris 2024 est l’occasion historique de basculer vers une société dans laquelle le sport serait un bien commun. C’est le fondement même de la nouvelle gouvernance du sport c’est ce qui a justifié la création de l’ANS, sa présidence par le DIJOP pour aligner gouvernance et héritage.

La littératie physique.

Le sport santé c’est dépassé passons à la littératie physique Le concept est puissant. Mis en place au Canada il produit déjà ses effets. Il permet à chaque individu de prendre en charge son engagement vers l’activité physique tout au long de la vie.

Faire du sport durable une réalité et pas une promesse

Sport et développement durable sont associés depuis plusieurs années. Le CNOSF a mené plusieurs campagnes sur le sujet, le COJO ambitionne de faire des JO exemplaires en matière de développement durable . Réussir l’héritage de Paris 2024 c’est enfin mettre en œuvre ce triptyque.

Une gouvernance partagée

Symbolisée par la création de l’ANS, le constat est aujourd’hui que rien n’a changé et que l’ANS fonctionne comme le CNDS, aucun débat sur la vision partagée qui était un préalable à toute action de l’agence. Au niveau des territoires, il est aujourd’hui acquis que la nouvelle gouvernance ne produira aucun effet pour Paris 2024. Alors faisons en sorte quelle permettre d’assurer l’héritage avec un fonctionnement qui permette enfin de sortir de cette complexité tant décriée. Si j’étais président d’une conférence régionale du sport

Il reste à décliner cette gouvernance au plan local voici ma vision.

L’urbanité sportive :

Nous en avons déjà parlé. Le plan Macron doit permettre de porter une nouvelle vision d’équipements sportifs plus ouverts Pour être une réussite le plan massif du Président Macron pour les équipements sportifs doit créer de l’urbanité sportive De l’urbanité sportive en réponse à l’évolution des attentes des français. Des équipements qui concilient mixité d’usage, multifonctionnalité et design actif. Des équipements adaptés à chaque échelle territoriale Quels équipements sportifs pour quelle échelle territoriale pour quels usages ?

Un héritage que doit porter l’Agence Nationale du sport #ANS et non le #COJO dont la mort est programmée le jour de l’héritage !

Bizarrerie administrative ou politique en tout cas Française, que l’héritage de Paris 2024 soit porté par le COJO qui disparaîtra au lendemain des jeux. Pas facile de faire porter un héritage par un mort. La communication de garantit pas héritage. Terres de jeux ne s’inscrit pas dans l’héritage mais dans l’évènement. Quant aux CPJ nombreux seront les déçus. Etre CPJ ne garantit pas la présence de délégation.

Dans ma vision c’est l’agence qui doit porter l’héritage. C’est d’ailleurs ce que a justifié la création d’un GIP avec un engagement des parties pour cet héritage.

Alors Mesdames Messieurs les dirigeants à 1000 jours des jeux tout est encore possible ! donnez vous envie de réver.

Patrick Bayeux
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