« Une Coupe du monde verte est-elle possible ? » par Lionel Pabion.
Dans un article publié par The Conversation, Lionel Pabion s’interroge sur l’empreinte environnementale croissante de la Coupe du monde de football. Alors que l’édition 2026 organisée aux États-Unis, au Canada et au Mexique pourrait battre tous les records d’émissions de gaz à effet de serre, l’auteur rappelle que le football international n’a pas toujours reposé sur un modèle aussi consommateur de ressources et de déplacements.
Une compétition de plus en plus carbonée
La Coupe du monde est devenue un événement médiatique, économique et géopolitique majeur. Mais cette montée en puissance s’accompagne d’une empreinte environnementale considérable. Après les 3,8 millions de tonnes équivalent CO₂ estimées pour le Mondial 2022 au Qatar, l’édition 2026 pourrait dépasser les 9 millions de tonnes selon le New Weather Institute. En cause notamment : l’organisation sur trois pays, l’allongement des distances parcourues en avion, le passage de 32 à 48 équipes et l’augmentation du nombre de matchs. Lionel Pabion estime que les engagements de la FIFA en matière de durabilité peinent à convaincre, les principales sources d’émissions demeurant largement inchangées.
L’histoire d’un football plus sobre
L’auteur rappelle cependant que cette trajectoire n’a rien d’inéluctable. Les premières Coupes du monde se déroulaient dans des infrastructures plus modestes et généraient des flux de déplacements bien plus limités. En 1930, l’équipe de France rejoignait ainsi l’Uruguay en bateau et la majorité des spectateurs provenait du territoire hôte. Pour Lionel Pabion, plusieurs leviers permettraient aujourd’hui de réduire l’impact environnemental du tournoi : concentrer les matchs sur des stades existants et proches les uns des autres, réduire le nombre de rencontres, favoriser un public davantage local ou encore développer les fan-zones afin de limiter les déplacements internationaux. L’histoire du football montre selon lui que la sobriété n’est pas incompatible avec la ferveur populaire ni avec la qualité du spectacle sportif.
Source : The Conversation – « Une Coupe du monde verte est-elle possible ? » par Lionel Pabion.


