Coupe du monde 2026 : « Le football est bien plus grand que la FIFA » Nicolas Kssis-Martov
Au lendemain du Mondial, l’historien du sport et journaliste Nicolas Kssis-Martov dresse le bilan de la compétition dans la vie ouvrière.
Il souligne la domination européenne, l’effacement des petites équipes et la place croissante occupée par la FIFA.
Mais il affirme que le football populaire continue d’exister loin des grandes compétitions internationales.
Une Coupe du monde dominée par la puissance européenne
La compétition a confirmé la domination de l’Europe, où se concentrent les meilleurs joueurs et la puissance du football mondial.
Des équipes comme le Cap-Vert ou la République démocratique du Congo ont néanmoins offert des histoires de résistance et d’émotion.
L’élargissement éventuel à 64 équipes ne modifierait pas la fragilité des structures locales ni le caractère désormais très élitiste du tournoi.
Le football populaire existe au-delà de la FIFA
Pour Nicolas Kssis-Martov, la compétition est pensée avant tout par une FIFA conservatrice, peu démocratique et peu transparente.
Il estime illusoire de vouloir transformer cette institution de l’intérieur et invite à regarder au-delà de la Coupe du monde.
Le football populaire demeure dans les clubs amateurs, le football féminin ou mixte, les initiatives locales et les groupes de supporters.


