Noyades : 441 décès entre mai et août 2026, une prévention à adapter aux lieux et aux publics
Entre le 1er mai et le 31 août 2026, Santé publique France et le Snosan ont recensé 1 511 noyades, dont 441 suivies de décès. La hausse par rapport à 2025 reste modérée et statistiquement non significative. Ce bilan souligne le poids des périodes de canicule et la nécessité d’améliorer l’accès aux baignades sécurisées.
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Des risques différents selon les âges et les lieux
Les adultes représentent 58 % des noyades et 86 % des décès, tandis que les enfants de moins de six ans concentrent 27 % des noyades. Chez les adolescents de 13 à 17 ans, 30 noyades ont été mortelles, dont 25 en cours d’eau ou en plan d’eau. En piscine et dans les autres lieux de baignade artificiels aménagés, les décès ont augmenté de 64 %, passant de 61 à 100 entre 2025 et 2026. Dans les régions sans façade maritime, les noyades progressent de 26 % et celles suivies de décès de 30 %, particulièrement en Île-de-France.
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Tableau de bord Savoir nager, équipements aquatiques et noyades les résultats par département
La canicule renforce les enjeux de prévention et d’aménagement
Les journées de vigilance canicule concentrent 80 % des noyades et 82 % des décès, alors qu’elles représentent 65 % des jours étudiés. Le bulletin souligne la combinaison de facteurs environnementaux et comportementaux : prises de risque, défauts de surveillance et surestimation des capacités physiques. Il appelle à aménager des lieux de baignade sécurisés, à améliorer l’accès aux sites existants et à étendre les horaires et périodes de surveillance. La généralisation de l’apprentissage de la nage, la surveillance permanente des jeunes enfants et le respect des normes de sécurité des piscines complètent ces orientations.


