La Coupe du Monde 2026 au travail : un gouffre financier à 14 milliards d’euros pour les entreprises
Menée auprès de 8 000 salariés à travers huit nations majeures, la dernière enquête de l’éditeur RH UKG révèle que le tournoi mondial va agir comme un révélateur des failles de planification dans les entreprises. Entre absentéisme massif et baisse de l’engagement en direct dans mes ateliers ou les bureaux, le coût caché en pertes de productivité s’annonce colossal à l’échelle planétaire, atteignant un minimum de 14 milliards d’euros au total (soit 17 milliards de dollars américains).
Absentéisme et présentéisme : un impact financier mondial colossal
L’enquête menée auprès de 8 000 employés estime que les perturbations vont générer d’importants coûts cachés, les États-Unis subissant la perte maximale avec 11,7 milliards de dollars, suivis par l’Allemagne (1,34 milliard), le Royaume-Uni (912 millions) et la France (749 millions). Ce manque à gagner s’explique par le comportement des salariés : 37 % comptent modifier leurs horaires, plus d’un quart prévoit de manquer le travail, et 26 % admettent vouloir tester les limites de leur manager en regardant les matchs en cachette ou en arrivant fatigués et fatiguées.
Un risque majeur de démission et le dilemme des managers
Au-delà de la baisse de productivité immédiate, la Coupe du Monde représente un réel risque de rétention des talents puisque 19 % des employés envisageront de chercher un nouvel emploi si leur entreprise nuit à leur expérience du tournoi. Cette pression repose directement sur les managers de proximité, qui sont pourtant les premiers à solliciter des aménagements : ils sont nettement plus nombreux que les autres salariés à prévoir un jour de congé (42 % contre 24 %) ou à demander de la flexibilité de dernière minute (45 % contre 28 %), obligeant les organisations à adopter une planification agile en temps réel.
Source World Cup Could Cost Employers $17 Billion in Lost Productivity, UKG Says


