JOP Alpes 2030 : Edgar Grospiron quitte la présidence sur fond de tensions de gouvernance
Edgar Grospiron a décidé de quitter la présidence du Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver Alpes 2030, dix-neuf mois après sa nomination. Si le COJOP présente ce départ comme une « transition choisie, organisée et assumée », l’ancien champion olympique évoque, dans un message publié sur LinkedIn, « plusieurs mois de tension au niveau de la gouvernance ». Il estime que les conditions ne sont désormais plus réunies pour poursuivre sa mission à la tête du projet.
« Le point où il devenait plus juste de passer la main »
Dans son message publié sur LinkedIn, Edgar Grospiron assume sa décision et explique avoir atteint « le point où il devenait plus juste de passer la main que de s’y accrocher ». Nommé en février 2025, il rappelle avoir dû conduire le projet dans un calendrier resserré, avec un budget contraint et un contexte politique mouvant, jusqu’au changement de région du pôle glace. Il revendique le travail accompli avec les équipes du COJOP : définition d’une vision, création des emblèmes, validation de la carte des sites et du programme sportif, intégration du ski-alpinisme et sécurisation de près de 30 % de l’objectif commercial. Il se dit ainsi « très fier » d’avoir conduit cette première phase de structuration et d’ancrage de l’identité d’Alpes 2030.
Le COJOP veut ouvrir une nouvelle phase
De son côté, le COJOP estime que cette décision doit permettre à l’organisation « d’entrer rapidement dans cette nouvelle phase opérationnelle » et remercie Edgar Grospiron pour son engagement au service du projet. L’instance souligne également le travail réalisé sous sa présidence sur l’identité des Jeux, la carte des sites, le programme sportif, la recherche de partenariats et la définition d’un modèle de Jeux plus sobres. Une assemblée générale extraordinaire doit se tenir le 14 septembre afin d’organiser l’intérim jusqu’à la désignation d’une ou d’un nouveau président. Edgar Grospiron conservera pour sa part le titre de membre fondateur et affirme qu’il restera un « fervent supporter » d’Alpes 2030, auquel il souhaite « une réussite totale ».


