Andrew Abdo, nouveau patron de Tennis Australia, a rouvert le débat sur le raccourcissement des matches de Grand Chelem pour séduire un public plus jeune selon un article de . Cette volonté de réduire la durée des rencontres, guidée par des enjeux commerciaux, divise profondément le monde du tennis entre modernisation marchande et préservation de son essence sportive.
Un impératif commercial tourné vers la jeunesse
Portée par des dirigeants comme Andrew Abdo ou des acteurs du circuit comme Patrick Mouratoglou, la réforme des formats vise à capter l’attention de la jeune génération face au vieillissement de la fanbase. Pour ces décideurs, le sport doit évoluer comme un produit de divertissement contemporain, quitte à réduire le nombre de sets ou réviser le décompte des points pour condenser les rencontres. Cette logique de raccourcissement s’inscrit dans le prolongement de réductions déjà appliquées sur d’autres compétitions du circuit professionnel.
Le risque d’une dénaturation de l’essence sportive
Face à cette tendance soutenue jusqu’à Novak Djokovic pour borner les matches à deux heures, des voix mettent en garde contre le risque d’altérer l’identité de cette discipline. Le format en cinq sets constitue le défi ultime des tournois du Grand Chelem et protège la hiérarchie sportive par sa dimension physique. modifier cette spécificité au nom du business fait courir le risque de dévaloriser la performance athlétique tout en aliénant le public traditionnel, à l’image des réformes passées de la Coupe Davis.
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