Prospective sportive : les ruptures que le monde du sport refuse encore de regarder par François Bellanger
Et si le principal frein à l’anticipation des transformations du sport n’était pas l’absence de prospective, mais le refus collectif d’envisager des scénarios réellement disruptifs ? Dans deux textes complémentaires, François Bellanger analyse les mécanismes qui conduisent les acteurs du sport à privilégier la continuité plutôt que l’exploration des ruptures. Une réflexion stimulante qui interroge les limites de la prospective sportive actuelle.
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Selon François Bellanger, la plupart des démarches de prospective dans le sport servent davantage à conforter les modèles existants qu’à imaginer des futurs radicalement différents. Les fédérations, collectivités, organisateurs d’événements ou équipementiers auraient tendance à commander des études qui prolongent les tendances actuelles plutôt qu’à explorer les scénarios susceptibles de remettre en cause leurs positions acquises. François Bellanger, décrit ainsi une forme de « présentisme augmenté » où la prospective devient un outil de justification du présent. Il montre comment les intérêts des acteurs publics, des fédérations, des ligues et de l’écosystème économique convergent pour écarter les hypothèses de rupture. Cette analyse plaide pour une prospective plus audacieuse, capable d’interroger les modèles sportifs dominants, d’identifier les signaux faibles et de préparer les organisations aux transformations profondes qui pourraient redessiner le paysage sportif de demain
- POURQUOI LE MONDE SPORTIF N’AIME PAS VRAIMENT LA PROSPECTIVE
- DES RUPTURES QUE LES ACTEURS DU SPORT N’ONT PAS ENVIE D’IMAGINER


