Sport professionnel : la loi du 3 août 2026 apporte-t-elle vraiment une réponse à la crise de modèle économique ? par François Lhospitalier.
La loi du 3 août 2026 offre de nouveaux outils pour structurer le sport professionnel, protéger ses droits audiovisuels et diversifier ses revenus. Dans cette tribune, François Lhospitalier, of counsel chez BCTG Avocats, en souligne les avancées et les limites. Leur efficacité dépendra des stratégies et de la discipline économique des acteurs.
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De nouveaux outils pour structurer et protéger le sport professionnel
La loi permet aux associations sportives de créer deux sociétés distinctes pour leurs activités masculines et féminines, ouvrant la voie à des investissements et à des gouvernances différenciés. Elle encadre également les risques de concentration et de conflits d’intérêts. La protection des droits audiovisuels est renforcée par des mesures de blocage en temps réel des retransmissions illicites et des sanctions pénales accrues. Enfin, une expérimentation de la publicité virtuelle, prévue de janvier 2027 à juin 2028, ouvre de nouvelles perspectives commerciales.
Une viabilité qui reste à construire par les acteurs
Pour François Lhospitalier, ces avancées ne suffisent pas à résoudre les déséquilibres structurels du sport professionnel : dépendance excessive à certaines recettes, coûts insuffisamment maîtrisés, prévisions trop optimistes et gouvernance parfois instable. La lutte contre le piratage suppose aussi une offre légale accessible et une coopération technologique efficace, tandis que la publicité virtuelle exige une stratégie globale de commercialisation. Le droit peut sécuriser les investissements et protéger les actifs, mais la construction d’un modèle plus responsable relève des dirigeants, investisseurs, fédérations et ligues.
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