Abus en ligne dans le sport : le CIO appelle à une protection globale des athlètes
À l’occasion de la Journée pour la pratique du sport en toute sécurité, le CIO publie un rapport sur la progression des abus en ligne. Son dispositif de protection a analysé 4,3 millions de contenus pendant Paris 2024 et Milano Cortina 2026. Près de 24 700 messages abusifs ont été confirmés après vérification humaine.
Un rapport pour mieux prévenir et traiter les abus en ligne
Le rapport présente les abus en ligne comme un risque structurel du sport moderne, susceptible de toucher les athlètes, les entraîneurs, les officiels, les bénévoles et les organisations. Harcèlement, menaces, divulgation de données personnelles, usurpation d’identité, deepfakes ou sextorsion peuvent entraîner des préjudices psychologiques, physiques, réputationnels et économiques durables. Une partie de ces contenus est qualifiée de « licite mais nuisible », car elle ne justifie pas toujours une suppression ou des poursuites tout en causant des dommages réels. Le CIO recommande donc d’intégrer pleinement l’environnement numérique aux politiques de protection et de bien-être.
Près de 25 000 messages abusifs confirmés pendant les Jeux
Déployé à Paris 2024 puis étendu à Milano Cortina 2026, le service de protection du CIO a analysé 4,3 millions de publications et commentaires visant plus de 26 000 comptes d’athlètes et d’officiels. L’intelligence artificielle a signalé environ 242 000 contenus potentiellement abusifs, dont près de 24 700 ont été confirmés par des analystes humains. Ces messages provenaient d’environ 18 900 comptes uniques et les situations les plus graves ont été traitées en priorité dans les 24 heures. Pour le CIO, ces résultats montrent que la technologie doit impérativement être associée à une supervision humaine, à un accompagnement psychosocial et à des procédures coordonnées.
À retenir : Les recommandations du CIO
- Mettre en place des mécanismes de signalement accessibles et clairement reliés aux dispositifs de protection, de sécurité et d’accompagnement.
- Associer systématiquement les outils de surveillance fondés sur l’intelligence artificielle à une supervision humaine, avec un contrôle des biais, des erreurs et du contexte.
- Appliquer un protocole commun reposant sur quatre actions : vérifier les faits, conserver les preuves, signaler les contenus et accompagner les personnes touchées.
- Prévoir un suivi après les événements, notamment pour les personnes fortement ciblées, et prolonger si nécessaire la surveillance et l’accompagnement.
- Coopérer en amont avec les plateformes numériques, les fédérations, les organisateurs, les services de sécurité et les autorités compétentes.
- Intégrer la cyberprotection à un dispositif plus large associant technologie, soutien humain, formation, politiques claires et coordination entre les acteurs.
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