Le football féminin d’élite en France : des petites villes moyennes aux métropoles par François Madoré
Professionnalisé depuis la saison 2024-2025, le championnat de France féminin connaît une profonde recomposition géographique selon François Madoré dans un article publié dans l’atlas des sports. Les clubs des villes moyennes et des communes de banlieue s’effacent progressivement de l’élite, tandis que les sections féminines des clubs professionnels masculins s’imposent dans les grandes villes.
La carte des clubs évoluant dans des ligues professionnelles féminines
Une pratique en hausse, une élite plus concentrée
Le nombre de licenciées est passé de 81 000 en 2011 à 250 000 en 2026, mais les filles ne représentent encore que 10 % des licenciés de la FFF. Dans l’élite, les clubs des unités urbaines de moins de 200 000 habitants ne comptent plus que pour 10 % sur la période 2022-2026, contre un tiers entre 1992 et 2016.
Le recul des banlieues et l’appui des clubs masculins
Cette concentration s’accompagne du recul des clubs de banlieue : depuis 2023, seul Fleury reste représenté. En 2025-2026, 11 clubs sur 12 sont liés à des clubs masculins de Ligue 1 ou de Ligue 2, contre la moitié dix ans plus tôt. L’auteur souligne les écarts de budget entre sections féminines et masculines et la fragilité de ce modèle, illustrée par l’abandon de la section féminine de Dijon en 2026.
Lien vers l’article sur l’atlas des sports
François Madoré, 2026 : « Le football féminin d’élite en France : des petites villes moyennes aux métropoles », in L. Lestrelin, Y. Le Lay, F. Madoré, S. Loret & S. Charrier Atlas des Sports [En ligne], eISSN : 2971-4133, mis à jour le : 20/09/2026, URL : https://atlas-des-sports.fr:443/index.php?id=813, DOI : https://doi.org/10.48649/asds.813.


