Identifier les signaux faibles et tendances lourdes pour anticiper l’avenir, c’est l’objectif de cette rubrique. Nous sommes à l’affût des phénomènes émergents aujourd’hui qui impactent le sport de demain. Mais la manière de faire de la prospective évolue. Trois dossiers — au niveau européen et mondial, au niveau national, au niveau sportif national, européen et international — pour éclairer la façon dont la prospective change de méthode dans un monde devenu instable, discontinu et complexe.
- 1 – Au niveau européen et mondial : la polycrise et l’âge de la compétition
- 2 – Au niveau national : la France et le portrait d’un pays sous tension
- 3 – Au niveau sportif : le sport comme révélateur et laboratoire
Des scénarios pour éclairer l’avenir
- C’était en 2006 … Quatre scénarios prospectifs sur l’organisation du sport Patrick Bayeux Gérard Baslé (2006)
- Plus récent 4 scénarios tendanciels sur la place du sport à partir de l’étude « Transition 2050, choisir maintenant agir pour le climat » (Ademe)
- Encore plus récent Agora Clubs 2040 : Réinventer le Club Sportif Français – Patrick Roult et une IA
Le sport à l’épreuve du futur : retour sur 5 années de prospective
Par François Bellanger, Patrick Roult, Patrick Bayeux
– Réinventer les organisations du sport : clubs, fédérations et plateformes
– Redéfinir la performance : vers des critères durables et inclusifs
– Le corps et l’économie du muscle : obsession, santé et fiction
– Attention fragmentée et nouvelles technologies : consommer et pratiquer autrement
– Des sports glocalisés : désoccidentalisation et nouveaux imaginaires
– Sport, identités et valeurs : culture, religions et générations
– Économie et durabilité du sport : modèles, financements et héritage
– Nouveaux lieux et équipements : hybridation des espaces et mobilités sportives
– Un nouvel aménagement du territoire sportif : du lieu à l’écosystème territorial
– Conclusion
La prospective n’est plus ce qu’elle était
Les exercices de prospective récents reflètent un monde marqué par la « polycrise » : tensions géopolitiques accrues, accélération technologique ( notamment de l’intelligence artificielle ), urgence climatique et enjeux d’autonomie stratégique. Ce ne sont plus des crises isolées que les sociétés contemporaines doivent affronter, mais leur enchevêtrement, leur simultanéité et leurs effets de résonance.
La nouvelle problématique que nous cherchons à poser est probablement la suivante : nous ne sommes plus simplement confrontés à une crise ( du sport, de la démocratie, du climat ou de l’économie ), mais à l’entrée dans un état durable d’instabilité où les crises deviennent la condition normale de fonctionnement des sociétés contemporaines.
Dans ce contexte, le sport agit comme un révélateur avancé des tensions et des recompositions à l’œuvre : fragmentation sociale, transformation des engagements, mutation des rapports au corps, hybridation public/privé, montée des logiques technologiques et algorithmiques, crise des institutions historiques. C’est pourquoi cette note part du monde et de la nation pour mieux éclairer, en dernier lieu, le terrain sportif.
L’approche que nous développons change alors profondément la manière de penser la prospective, notamment en faisant émerger le concept de bifurcation. La prospective ne devient plus seulement l’étude de tendances linéaires ou de prolongements statistiques, mais l’analyse des points de collision, des chocs systémiques et des moments de bascule capables de rediriger brutalement les trajectoires. Ainsi, nous passons d’une logique linéaire fondée sur les tendances à une lecture systémique des crises et de leurs interactions.
Nous passons également d’une logique classique de gestion de crise à une logique de « logiciel de pensée » permettant de lire un monde devenu instable, discontinu et complexe. L’objectif n’est plus de réduire totalement l’incertitude ni de restaurer artificiellement un équilibre passé, mais de construire des boussoles pour naviguer dans un monde troublé. Ces boussoles ne disent pas « voilà ce qui va arriver » : elles permettent d’identifier des directions possibles, des seuils critiques, des vulnérabilités, mais aussi des opportunités de redirection.
Le modèle d’action change lui aussi profondément : il ne s’agit plus uniquement de sauvegarder les structures existantes, mais de se préparer aux bifurcations — voire de savoir en tirer parti. C’est d’ailleurs ce que traduit la dernière génération d’exercices de prospective institutionnels. La Commission européenne annonce que, dès 2026, ses rapports annuels ne se contenteront plus d’analyser des tendances mais testeront des scénarios de rupture ; le Forum économique mondial fait de l’incertitude le thème central de son édition 2026 ; le Haut-commissariat français à la Stratégie et au Plan articule pour la première fois deux horizons, dix et vingt-cinq ans. Partout, la prospective se déplace de la prévision vers la préparation aux ruptures.
Dès lors, le véritable enjeu devient peut-être celui-ci : comment faire du sport non plus un système à préserver coûte que coûte, mais un laboratoire stratégique d’adaptation, d’exploration et de redirection collective dans une société entrée dans l’âge des crises permanentes ?
1 – Au niveau européen et mondial : la polycrise et l’âge de la compétition
À l’échelle mondiale et européenne, la production prospective de l’année écoulée converge autour d’un même constat : le monde n’affronte plus une succession de crises distinctes, mais leur intrication. Trois exercices de référence structurent cette lecture — le Global Risks Report 2026 du Forum économique mondial, le rapport de prospective stratégique 2025 de la Commission européenne et les analyses du McKinsey Global Institute. Tous, à leur manière, abandonnent la projection de tendances pour une cartographie des ruptures.
1.1 La polycrise, nouvel état du monde
Le concept de polycrise, introduit il y a trois ans dans la dix-huitième édition du Global Risks Report, désignait alors la concomitance de risques issus de domaines différents. Sa vingt et unième édition, publiée en janvier 2026, en fait le cœur de l’analyse : l’incertitude y est explicitement désignée comme le thème déterminant de l’année. Les signaux sont nets — la part des répondants anticipant un horizon « turbulent ou orageux » à deux ans progresse de quatorze points par rapport à l’édition précédente. La désinformation conserve, pour la deuxième année consécutive, le rang de premier risque de court terme : la prolifération des outils d’IA générative rend la fabrication de contenus trompeurs triviale, tandis que s’érodent les sources d’information de confiance. À l’horizon de dix ans, ce sont les inégalités qui constituent le premier risque interconnecté ; à l’horizon 2036, les événements climatiques extrêmes restent le risque dominant, la moitié des dix principaux risques de long terme étant de nature environnementale. La polycrise n’est donc plus un accident de l’histoire : elle décrit un état durable.
1.2 « L’âge de la compétition » : la géoéconomie au cœur
Le Forum économique mondial sous-titre son édition 2026 « Global Risks 2026-2036 : l’âge de la compétition ». La formule signale un basculement : la coopération multilatérale cède du terrain à une logique de rivalité généralisée — commerciale, technologique, militaire. La confrontation géoéconomique est désignée comme le premier risque susceptible de déclencher une crise mondiale matérielle en 2026, citée par 18 % des répondants ; les risques économiques — récession, inflation — progressent fortement. Le McKinsey Global Institute documente cette recomposition : le commerce mondial se réaligne le long des fractures géopolitiques. Le taux de droits de douane effectif des États-Unis est passé d’environ 2,4 % fin 2024 à près de 22 % au début d’avril 2025, avant de refluer autour de 15 % en fin d’année. La géopolitique s’installe désormais au cœur de l’agenda des dirigeants d’entreprise. Pour le prospectiviste, l’enseignement est méthodologique : il ne s’agit plus d’extrapoler une courbe d’échanges, mais d’identifier un changement de régime dans les règles mêmes du jeu mondial — une bifurcation.
Référence — World Economic Forum — The Global Risks Report 2026
1.3 L’accélération technologique : l’IA comme rupture de système
L’intelligence artificielle n’est pas un facteur parmi d’autres : elle est elle-même une force géopolitique et économique. Le McKinsey Global Institute observe que la course mondiale à la construction de centres de données — puces, serveurs, équipements réseau — explique à elle seule près d’un tiers de la croissance des échanges, l’essentiel se faisant entre économies politiquement alignées ; les restrictions au transfert de technologies d’IA se multiplient au nom de la sécurité nationale. Le même institut estime que des agents d’IA pourraient demain accomplir des tâches occupant 44 % des heures travaillées aux États-Unis, et les robots 13 %. L’OCDE prolonge ce diagnostic : les grands modèles de langage modifieraient les profils de compétences requis pour près de 40 % des emplois dès 2026, et la maîtrise de ces outils fait le plus défaut là où elle serait la plus nécessaire — chez les personnes les moins diplômées ou aux revenus les plus faibles. L’IA est, en ce sens, un point de collision : elle redistribue simultanément le travail, la valeur et la puissance.
Référence — McKinsey Global Institute — Geopolitics and the geometry of global trade (2026) · OCDE — IA et travail
1.4 La réponse européenne : « Resilience 2.0 » et l’autonomie stratégique
Face à ces chocs, l’Union européenne a publié le 9 septembre 2025 son rapport de prospective stratégique, intitulé « Resilience 2.0 : permettre à l’UE de prospérer dans la turbulence et l’incertitude » — premier exercice du second mandat von der Leyen. Le rapport identifie quatre tensions structurelles que l’Europe doit arbitrer : entre compétitivité et autonomie stratégique ; entre innovation technologique et garde-fous ; entre bien-être et adaptation aux mutations démographiques et climatiques ; entre démocratie et médiation algorithmique de l’information. Huit domaines d’action en découlent, de la sécurité à l’équité intergénérationnelle. L’IA de frontière y est présentée comme un point de bascule, « progressant plus vite que toute technologie antérieure ». Mais le signal le plus important pour notre propos est méthodologique : à partir de 2026, les rapports de prospective de la Commission ne se contenteront plus d’analyser des tendances ; ils testeront comment différents scénarios de rupture affecteraient l’Europe, et la prospective deviendra une composante permanente de la décision publique. L’institution européenne acte ainsi, dans sa propre pratique, le passage de la tendance à la bifurcation.
Référence — Commission européenne — 2025 Strategic Foresight Report (« Resilience 2.0 »)
2 – Au niveau national : la France et le portrait d’un pays sous tension
Si le niveau mondial est celui où naissent les chocs, le niveau national est celui où ils se traduisent en choix collectifs. La France connaît, sur ce plan, un mouvement notable : la réinstitutionnalisation de la prospective d’État, longtemps fragmentée, et l’entrée de la contrainte écologique dans le droit. Trois chantiers en donnent la mesure.
2.1 Le retour de la prospective d’État : « France 2035, France 2050 »
Le Haut-commissariat à la Stratégie et au Plan a lancé en octobre 2025, au Conseil économique, social et environnemental, un grand exercice de prospective nationale baptisé « France 2035, France 2050 ». Sa singularité tient d’abord à ses horizons : pour la première fois dans l’histoire des exercices de prospective nationale, deux échéances sont articulées — dix ans, horizon traditionnel de la prévision et de la planification des politiques publiques, et vingt-cinq ans, soit une génération humaine. Sa méthode est tout aussi significative : dans la filiation des travaux du Plan depuis Jean Monnet, l’exercice réunit experts, acteurs économiques et sociaux et représentants de l’État, mais il mobilise aussi des écrivains et des scénaristes invités à imaginer la France de demain, des débats organisés dans les établissements scolaires et une consultation citoyenne conduite avec le CESE à partir de janvier 2026. Dix grands thèmes structurent la réflexion — démographie, transition écologique, avenir du travail, finances publiques, modèle social, cohésion territoriale, sécurité, démocratie. Le rapport final sera remis au président de la République en juin 2026, puis publié pour le grand public. L’enseignement dépasse le calendrier : l’État se réoutille pour penser au-delà du cycle électoral et reconnaît au récit et à la fiction une fonction prospective — une bifurcation méthodologique en soi.
Référence — Haut-commissariat à la Stratégie et au Plan — « France 2035, France 2050 »
2.2 La prospective écologique : préparer une France à +4 °C
Le second basculement est juridique. La France s’est dotée d’une Trajectoire de réchauffement de référence pour l’adaptation au changement climatique — la TRACC —, inscrite dans le Code de l’environnement depuis janvier 2026. Elle fixe le climat auquel le pays doit désormais se préparer : +2 °C en 2030, +2,7 °C en 2050 et +4 °C en 2100 pour la France hexagonale, par rapport aux niveaux préindustriels. Pilotée par le Secrétariat général à la planification écologique, créé en 2022, la TRACC a vocation à être intégrée dans l’ensemble des documents de planification territoriale, et chaque secteur devra conduire des études de vulnérabilité pour bâtir ses plans d’adaptation. Le changement de logiciel est profond : l’État ne planifie plus seulement l’atténuation — la réduction des émissions —, il organise officiellement l’adaptation à un réchauffement tenu pour largement acquis. L’objectif de la politique publique se déplace : il ne s’agit plus seulement d’« éviter » le choc climatique, mais de « se préparer » à vivre avec lui. C’est, très exactement, le geste prospectif de la bifurcation appliqué à l’action publique.
Référence — Ministère de la Transition écologique — Trajectoire de réchauffement de référence (TRACC)
2.3 Travail, intelligence artificielle et cohésion sociale
Le troisième chantier est transversal. Le programme de travail 2025-2026 de France Stratégie articule trois exercices structurants : le portrait prospectif « France 2035, France 2050 », des notes de cadrage en vue des élections de 2027 et des travaux conjoints franco-allemands. En toile de fond, une même inquiétude : la cohésion. La diffusion de l’IA, dont l’OCDE estime qu’elle pourrait reconfigurer les compétences de près de 40 % des emplois dès 2026, risque d’élargir les écarts, la maîtrise de ces outils faisant défaut chez les moins qualifiés — soit, précisément, l’inégalité que le Forum économique mondial place au premier rang des risques mondiaux à dix ans. À cela s’ajoutent le vieillissement démographique, les fractures territoriales et la défiance envers les institutions. La question nationale n’est dès lors plus seulement « combien de croissance ? », mais « comment tenir ensemble une société traversée par des transitions simultanées ? ». La prospective française se déplace ainsi de la mesure du progrès vers la gestion de la cohésion.
Référence — France Stratégie / HCSP — Programme de travail 2025-2026
3 – Au niveau sportif : le sport comme révélateur et laboratoire
Le sport n’est pas un angle mort de cette note : il en est le révélateur le plus avancé. La prospective dans le sport s’est considérablement accélérée, portée par trois chocs : la révolution de l’intelligence artificielle, l’arrivée massive de fonds d’investissement privés et l’urgence absolue de décarboner les pratiques face au dérèglement climatique. Les rapports récents les plus utiles pour comprendre l’avenir du sport se répartissent sur trois échelles — mondiale, européenne et française —, qui répondent chacune à une logique distincte.
3.1 À l’échelle mondiale : tech, business et médias
La prospective internationale du sport est dominée par les grands cabinets d’audit et les instituts d’analyse des médias. Elle décrit un sport de plus en plus géré comme une industrie de divertissement globale à haute intensité technologique. L’étude « Global Sports Industry Outlook 2026 » de Deloitte analyse les mutations structurelles de l’écosystème sportif mondial. Elle met en avant l’intégration massive de l’IA comme couche d’intelligence transversale — optimisation des performances des athlètes, création de jumeaux numériques pour tester des stratégies de jeu, gestion automatisée de l’expérience spectateur dans les stades — au point d’en faire la « colonne vertébrale opérationnelle » des organisations sportives, qui passent de l’expérimentation à une adoption généralisée. Le rapport décrypte également l’arrivée de capitaux institutionnels et de fonds d’investissement qui redéfinissent la gouvernance des clubs et des ligues : les investisseurs ne considèrent plus le sport comme une passion ou un loisir, mais comme une activité économique à part entière, dont les gagnants de long terme seront ceux qui associeront le capital à une gouvernance solide et à des données fiables.
De son côté, le rapport « Tops of Sports » de Nielsen, axé sur la prospective des médias et des comportements des fans, met en lumière l’explosion du streaming sportif multiplateforme et des documentaires immersifs en coulisses, qui dopent l’engagement en dehors des jours de match. Il souligne la montée en puissance et la monétisation du sport féminin — 46 milliards de minutes de sport féminin ont été consommées aux seuls États-Unis en 2025 — ainsi que l’effet d’entraînement attendu de la Coupe du Monde de la FIFA 2026.
Référence — Deloitte — 2026 Global Sports Industry Outlook · Nielsen — Tops of Sports 2026
3.2 À l’échelle européenne : régulation et modèle sociétal
En Europe, la prospective sportive est nettement plus politique et éthique. L’Union européenne cherche à protéger son « modèle sportif » face à la mondialisation et à la fragmentation économique. La Commission européenne a engagé, à travers une consultation ouverte du 15 septembre au 8 décembre 2025, l’élaboration d’une « Strategic Vision for Sport in Europe » — vision stratégique destinée à aboutir à une communication à la fin de 2026. Cet exercice de prospective vise à renforcer le modèle européen du sport, fondé sur la solidarité entre sport amateur et sport professionnel, le mérite sportif et les systèmes de promotion et de relégation. Il anticipe explicitement la menace de ligues privées fermées — sur le modèle de la Superligue de football — et inscrit l’inclusion, la durabilité et l’éthique au cœur des priorités, avec notamment une proposition de doublement du budget d’Erasmus+ Sport pour la période 2028-2034. La consultation a réuni 211 contributeurs — citoyens, ONG, monde académique et pouvoirs publics —, et le Centre de Droit et d’Économie du Sport (CDES) figure parmi les contributeurs de référence. La prospective européenne illustre ici une autre fonction de la discipline : non plus seulement anticiper, mais défendre un modèle de société par le sport.
Référence — Commission européenne / CDES — « Strategic Vision for Sport in Europe »
3.3 À l’échelle française : résilience climatique et sport amateur
En France, la prospective sportive s’est heurtée à un principe de réalité écologique. C’est le think tank The Shift Project qui a publié les travaux les plus percutants en la matière. Après un premier rapport modélisant l’empreinte carbone du sport, l’institut a rendu publics en avril 2026 les résultats de la « Grande Consultation du Sport », consultation nationale d’une ampleur inédite menée auprès de plus de 12 000 acteurs du sport amateur — environ 3 800 dirigeants et encadrants de clubs, 7 500 pratiquants et 900 représentants de fédérations, ligues et associations. Ce travail prospectif évalue la vulnérabilité du sport amateur français face aux chocs énergétiques et climatiques : scénario d’un carburant à 5 € le litre pesant sur les déplacements du week-end, fermeture de gymnases vétustes, multiplication des canicules. Les résultats sont frappants : moins de la moitié des répondants reconnaissent l’impact environnemental de leur pratique, et 98 % des dirigeants de clubs n’ont jamais réalisé de bilan carbone — mais plus de 85 % d’entre eux souhaitent réduire l’empreinte de leur structure et réclament une transition collective, structurée et planifiée. Le rapport propose une feuille de route partagée pour adapter les infrastructures et faire évoluer la culture de la mobilité sportive.
Référence — The Shift Project — Résultats de la Grande Consultation du Sport


