Sauf improbable retournement de situation, la disparition de Nice du dispositif des sports de glace des JO Alpes 2030 doit être entérinée ce vendredi lors d’une réunion entre le CIO, Alpes 2030 et les principales parties prenantes. La décision aurait été actée en milieu de semaine et les candidats à la construction de la future patinoire niçoise ont été informés officieusement que le projet n’aboutirait pas. Lyon est désormais comme le grand bénéficiaire de cette recomposition majeure du projet olympique.
Un projet niçois devenu intenable
Le projet initial reposait sur la transformation temporaire de l’Allianz Riviera pour accueillir les tournois de hockey sur glace, cœur économique des Jeux d’hiver. Mais les difficultés techniques, financières et politiques se sont accumulées au fil des mois. Couverture provisoire du stade, réfrigération de l’enceinte, délocalisation de l’OGC Nice, coût des aménagements estimé à près de 69 millions d’euros : le scénario niçois est progressivement apparu de moins en moins soutenable. Le refus du maire Éric Ciotti de mettre le stade à disposition a fini de fragiliser définitivement l’option azuréenne, alors même que le CIO et NBC poussaient pour un regroupement des disciplines de glace sur un site unique. Un debriefing avec les organisateurs des JO de Milan et Cortina d’Ampezzo ont fini de convaincre les organisateurs de la nécessité d’avoir le cluster glace sur une site unique.
Lyon va récupérer tout le cluster glace
Dans ce contexte, Lyon s’impose désormais comme la solution alors que Laurent Wauquiez avant clairement indiqué Mai. 25, que le hockey à Paris c’est hors de question. La métropole dispose d’équipements existants ou facilement transformables, d’une forte capacité événementielle et d’une proximité logistique avec le Groupama Stadium, prévu pour accueillir la cérémonie d’ouverture. La présence de GL Events, acteur majeur de l’événementiel international, renforce également la crédibilité du scénario lyonnais. Hockey sur glace, patinage artistique, short-track, curling, village olympique et centre international des médias pourraient ainsi être regroupés dans la métropole lyonnaise. Une solution qui permettrait au COJOP de réaliser plusieurs dizaines de millions d’euros d’économies tout en répondant à la volonté du CIO de proposer des Jeux plus compacts et plus lisibles.


