Piscines : les chiffres pour comprendre leur cout de fonctionnent et leur modèle économique

Jamais les piscines n’ont fait autant de remous dans la presse. La fermeture de 30 équipements par Vert Marine a mis le focus sur un équipement phare du service public territorial des sports.

La piscine est effectivement un équipement emblématique d’une politique publique sportive. C’est l’équipement qui attire la plus grande diversité de pratiquants, un équipement qui accueille toutes les catégories d’age.

Un équipement déficitaire

Aucune piscine publique en France ou gérée en délégation de service public n’est rentable. Les seuls établissements rentables sont des équipements de type Calicéo des espaces de mise en forme et de beauté.

La caractéristique principale de ces équipements c’est la grande hétérogénéité des situations :

  • age de l’équipement
  • type d’équipement, nombre de bassin,
  • les aménagements proposés : bassin avec rivière jet d’eau, banquettes (très consommateurs en électricité), bassin ludique, présente de toboggan, de jeux, …  

Le déficit d’exploitation est très variable d’un équipement à un autre et dépend notamment du poids donné à la présence des scolaires et des clubs (contraintes de service public dans le cas d’une gestion déléguée), de la politique tarifaire, …

En moyenne avec des écarts considérables d’une piscine à une autre on peut estimer les déficits exploitation à

  • 300  k€ par an pour une piscine avec un bassin de 25 m
  • 500 k€ par an pour une piscine avec 2 bassins
  • 800  k€ par an pour une piscine avec 3 bassins
  • > 1 M 1,5 M€ par an pour les grands équipements avec un bassin de 50 m 

Des recettes qui couvrent en moyenne 30 % des charges

Difficile d’avancer des ratios moyens compte tenu de la grande diversité des situations avec des écarts de 10 à 70 %. Certains équipements totalement réservés aux scolaires et aux clubs n’enregistrent aucune recettes.

les ratios moyens constatés sont les suivants

Le poids des fluides dans le modèle économique

Ce sont les fluides et en particulier le gaz et l’électricité qui ont mis les piscines sur le devant de la scène. Avant la crise les fluides représentaient environ 20 % des charges de fonctionnement d’un équipement.

Selon les echos les prix du gaz ont été multipliés par 20, à 320 euros le MWh, et ceux de l’électricité par 10, à 1.000 euros. voir les echos

Sur ces bases et pour un bassin de 500 m2 le surcout serait de l’ordre de 1 M€ par an. A noter toutefois que tous les exploitants ne sont pas impactés de manière identique pour l’augmentation du cout des fluides (nature du contrat, durée, date de re négociation, achat groupé, …)

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