Huit Français sur dix estiment que les incivilités et les violences ont augmenté dans le sport amateur au cours des dix dernières années. Parmi les pratiquants de sports collectifs et les parents de jeunes pratiquants, près d’une personne sur deux en a déjà été témoin ou victime. L’enquête réalisée par Ipsos bva pour le Groupe La Poste souligne la vulnérabilité particulière des arbitres et identifie plusieurs moyens d’action.
Une violence en hausse, des arbitres particulièrement exposés
Pour 65 % des Français, cette évolution reflète une société devenue globalement plus violente, tandis que 64 % évoquent un recul du respect des règles et de l’autorité. Le football est perçu comme le sport amateur le plus touché, même si ce jugement ne correspond pas au témoignage des professionnels interrogés. Les arbitres apparaissent comme les principales victimes de ces comportements pour 58 % des Français. Parallèlement, 85 % des répondants jugent l’arbitrage plus difficile qu’il y a dix ans et 84 % estiment que cette fonction n’est pas suffisamment valorisée.

Des solutions concrètes pour prévenir les débordements
Si les Français considèrent les sanctions contre les joueurs, les spectateurs ou les clubs comme les mesures les plus efficaces, les tests projectifs mettent en évidence d’autres leviers. Le briefing réunissant les différentes parties prenantes avant le match produit la baisse de violence la plus nette chez les joueurs, en favorisant également leur maîtrise et le respect des décisions. Présenter l’arbitre aux spectateurs limite les insultes, tandis qu’une posture pédagogique renforce le contrôle du public et la compréhension des décisions. À l’inverse, une attitude autoritaire réduit certaines violences verbales, mais peut marginalement accroître le risque d’agression physique.



