Retour provisoire du Comité olympique russe : le CNOSF s’interroge, le Ministère exprime son profond regret

Au lendemain de la décision de la commission exécutive du CIO de lever, à titre provisoire, la suspension du Comité olympique russe (ROC), Juil. 08, 2026 Vers une réintégration progressive ? Le CIO ouvre une nouvelle séquence pour la Russie le Comité National Olympique et Sportif Français (CNOSF) et le ministère des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative ont publié deux communiqués. Tous deux rappellent que la guerre menée par la Russie contre l’Ukraine se poursuit et précisent leur position à la suite de cette décision.

Le CNOSF prend acte de la décision du CIO tout en rappelant les exigences de la Charte olympique

Le CNOSF indique comprendre et soutenir la volonté du CIO de préserver le droit fondamental des athlètes à concourir et le principe selon lequel ils ne doivent pas être tenus pour responsables des décisions de leur gouvernement. Il prend également acte du maintien des garanties prévues par le CIO, notamment la recommandation de ne permettre un retour complet qu’à l’issue d’une période de transition accompagnée d’un système de contrôles antidopage crédible et indépendant. Le CNOSF rappelle toutefois que la Charte olympique prévoit que les Comités Nationaux Olympiques sélectionnent des athlètes capables d’incarner, de défendre et de promouvoir, par le sport, une société pacifique. Dans ce contexte, il s’interroge sur la manière dont ce principe pourra être assuré dans le cas de la Russie et estime que toute participation d’athlètes russes ou biélorusses, même sous bannière neutre, doit faire l’objet d’un suivi particulièrement rigoureux afin d’éviter toute instrumentalisation politique, militaire ou propagandiste du sport.

La France prend acte de la décision du CIO et portera le sujet devant l’Union européenne

La ministre des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative prend acte de la décision du CIO de lever provisoirement la suspension du Comité olympique russe, tout en exprimant son profond regret. Le communiqué rappelle que cette décision intervient alors que la guerre d’agression menée par la Russie contre l’Ukraine se poursuit, en violation du droit international, et continue de faire chaque jour de nouvelles victimes. La ministre réaffirme également sa vigilance quant au respect des principes fondamentaux qui fondent le sport international, en particulier les garanties relatives à l’équité sportive, à l’intégrité des compétitions et à la lutte contre le dopage. Elle annonce engager sans délai un dialogue avec les partenaires européens afin que cette question soit inscrite à l’ordre du jour du prochain Conseil des ministres des Sports de l’Union européenne, tout en réaffirmant l’engagement de la France en faveur des valeurs olympiques, du respect du droit international, de la solidarité avec l’Ukraine et de la préservation de l’intégrité du sport.

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Patrick Bayeux

Consultant, Enseignant chercheur, Docteur en sciences de gestion.

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