Clauses sociales des chantiers de Paris 2024 : un héritage durable pour l’emploi, selon l’Insee
Une étude de l’Insee Île-de-France montre que les clauses sociales mises en œuvre sur les chantiers des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024 ont produit des effets globalement positifs sur l’insertion professionnelle. Si les résultats restent contrastés selon les profils et les contrats, l’accès à l’emploi, la progression des CDI et l’augmentation du volume de travail témoignent d’un impact durable du dispositif.
Un accès à l’emploi renforcé grâce aux clauses sociales
Entre 2017 et 2024, 3 700 personnes ont bénéficié des clauses sociales de la SOLIDEO, représentant plus de 5 500 contrats de travail. Les bénéficiaires sont majoritairement de jeunes hommes peu diplômés, recrutés principalement en Seine-Saint-Denis, souvent via l’intérim. L’étude montre qu’à l’entrée dans le dispositif, près de la moitié étaient sans emploi salarié. Un an plus tard, 72 % occupent un emploi salarié, contre 53 % avant leur premier contrat, tandis que la part des CDI progresse de 15 % à 20 %. Les heures travaillées augmentent également de manière significative, traduisant un renforcement de l’activité professionnelle.
Des résultats positifs mais nuancés selon les parcours
L’Insee souligne toutefois que les effets demeurent hétérogènes. Les bénéficiaires recrutés directement en CDI consolident plus facilement leur insertion durable, alors que les contrats d’intérim débouchent plus rarement sur un emploi pérenne. L’étude observe également que de nombreux salariés travaillaient déjà dans les secteurs concernés avant leur recrutement sur les chantiers olympiques et qu’environ 600 000 heures de travail ont été réalisées dans des entreprises non directement liées à la SOLIDEO, ce qui conduit à relativiser une partie de l’effet propre du dispositif. Pour autant, l’analyse conclut que les clauses sociales ont constitué un véritable accélérateur d’accès à l’emploi et un héritage social tangible des Jeux de Paris 2024


