Une quinzaine au cours de laquelle, le sport Français a montré qu’il n’est pas en panne d’idées, mais de décision. D’un côté, une gouvernance qui hésite, qui se réorganise, qui empile les dispositifs. De l’autre, un monde qui accélère : contraintes budgétaires durcies, normes environnementales renforcées, attentes sociales démultipliées. Et au milieu, un secteur qui tente de tenir debout avec une logique devenue paradoxale : on exige davantage, avec moins de marge de manœuvre, et plus de complexité.
Un système qui compense au lieu de trancher
Le premier symptôme est évident : la multiplication des outils parallèles, notamment les fondations. Elles peuvent être une bouffée d’oxygène, un levier d’innovation, une manière de trouver de l’agilité. Mais elles interrogent aussi : pourquoi faut-il autant de dispositifs externes pour traiter des sujets qui relèvent du cœur de la politique sportive ? La question est posée frontalement dans « La multiplication des fondations : bouffée d’oxygène… ou aveu d’échec pour le sport français ? . Quand le système public ne tient plus seul ses promesses, il délègue.
Gouvernance et ANS : diagnostiquer n’est pas décider
Deuxième symptôme : la production d’analyses qui ne permettent pas d’arbitrer. Sur l’avenir de l’Agence nationale du sport, l’article Pourquoi les trois scénarios de l’IG (Inspection Générale) ne permettent pas de décider de l’avenir de l’ANS – Agence nationale du sport ? Patrick Bayeux met le doigt sur l’essentiel : des scénarios existent, des trajectoires sont décrites, mais aucune décision n’en sort réellement. Le système documente, nuance, conditionne… mais ne choisit pas.
Ministère vs ANS : une lecture par l’acteur et le système
Le troisième symptôme est plus profond : il n’est pas organisationnel, il est politique. Dans « Ministère des Sports Vs Agence nationale du sport : une lecture par L’Acteur, le Système… et la décision , on comprend que la gouvernance du sport ne se résume pas à “qui fait quoi”. C’est un jeu d’acteurs, de leviers, de zones d’incertitude. Médéric Chapitaux n’y va pas par 4 chemins ! « Le sport français exige la performance de ses athlètes, mais tolère l’inefficacité de sa propre organisation »
La vraie question n’est donc pas : “qui pilote ?” mais qui peut vraiment agir— et qui assume ?
Pendant ce temps, la réalité, elle, accélère.
Le budget se contracte, comme le rappelle « nouveau PLF 2026, le budget « Sport » encore plus à la baisse ». Les exigences montent notamment sur les équipements avec RE 2020 : de nouvelles exigences énergétiques et environnementales obligatoires à compter du 1er mai 2026 . Et les attentes explosent : sport-santé, sport-climat, sport-économie, jusqu’à devenir un enjeu stratégique global («Sport, santé et climat : l’équation stratégique d’une économie mondiale à 8 800 milliards de dollars). Y compris pour les Grands événements sportifs : quand le risque redéfinit la géopolitique du possible selon Patrick Roult
La conclusion que personne n’ose tirer
Nous entrons donc dans une situation absurde : plus de contraintes, moins de moyens, davantage d’ambitions… et une gouvernance qui hésite.
Le sport français ne manque pas de projets. Il manque d’une boussole, d’un cap Et si la théorie des biens publics permettait de redéfinir le périmètre du service public du sport ?
Des #EGS Etats Généraux du sport s’imposent !
Patrick Bayeux.
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