Équipements sportifs : l’État veut transférer les crédits d’investissement de l’ANS vers ses dotations classiques
Dans le cadre du budget 2027, la ministre des Sports propose de transférer les crédits d’investissement de l’Agence nationale du sport vers les lignes classiques de l’État. Présentée comme une mesure de simplification pour les collectivités de aux maires en commission Sport de l’AMF, cette orientation, également confirmée par Marina Ferrari lors de l’assemblée générale de l’ANDES, suscite cependant l’inquiétude des élus locaux.
Un guichet unique pour les investissements sportifs
Actuellement, une collectivité qui recherche un financement doit déposer un dossier auprès de l’ANS, puis engager d’autres démarches pour solliciter la DETR, la DSIL, la DPV ou le Fonds vert. Le transfert envisagé permettrait de regrouper ces aides au sein des dotations classiques de l’État. Selon la ministre, l’objectif est que les crédits soient accessibles « à un seul endroit ». Depuis 2018, l’État a consacré 1,7 milliard d’euros aux équipements sportifs par ses lignes classiques, auxquels s’ajoutent 780 millions d’euros de subventions de l’ANS depuis 2019.
Des élus inquiets pour les crédits fléchés vers le sport
Les maires craignent toutefois que cette réorganisation réduise les moyens réellement consacrés aux équipements sportifs. Le programme « Sport » passerait de 414 millions d’euros en 2026 à 371 millions en 2027, tandis que 40 millions d’euros d’autorisations d’engagement de l’ANS ne figurent plus dans le budget. Pour David Lazarus, coprésident de la commission Sport de l’AMF, une partie des crédits pourrait ainsi s’être « évaporée ». Intégrées à des dotations généralistes, les aides au sport risqueraient également d’entrer en concurrence avec d’autres priorités locales.
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