Selon le baromètre Odoxa réalisé pour Winamax et RTL, les Enhanced Games, compétition autorisant le dopage sous supervision médicale, sont largement rejetés par les Français. 77 % d’entre eux se disent défavorables à leur organisation et 82 % opposés à la légalisation du dopage dans les compétitions sportives. Seuls 20 % accorderaient de la valeur aux performances réalisées lors de cette compétition et 85 % déclarent ne pas vouloir s’y intéresser.
Une fracture générationnelle qui interpelle
Au-delà de ce rejet majoritaire, le sondage met en évidence une perception plus nuancée chez les jeunes générations. L’intérêt pour les performances des Enhanced Games atteint 41 % chez les 18-24 ans, contre seulement 11 % chez les 65 ans et plus. Par ailleurs, 8 % des Français pratiquant une activité sportive se disent prêts à consommer des produits dopants sous contrôle médical pour améliorer leurs performances, une proportion qui monte à 16 % chez les 25-34 ans.
Une lutte antidopage jugée inefficace
Le baromètre souligne également une forte défiance à l’égard de la lutte contre le dopage. La majorité des Français estime cette lutte inefficace dans plusieurs disciplines : 62 % pour le cyclisme, 57 % pour le football et 52 % pour le tennis et l’athlétisme. Dans le même temps, 94 % des Français jugeraient inquiétant que l’un de leurs enfants soit confronté au dopage dans le sport de haut niveau, même si cette inquiétude apparaît moins marquée chez les moins de 25 ans.


