Football : comment la corruption de l’arbitrage affaiblit tout un championnat
La corruption de l’arbitrage peut dégrader la compétitivité de tout un championnat en décourageant l’investissement des clubs. Dans The Conversation, Petros Sekeris et Anastasios Dosis expliquent ces mécanismes à partir d’un modèle issu de la théorie des jeux. Leur analyse souligne la vulnérabilité des championnats modestes et le rôle possible de la VAR pour restaurer la confiance.
Une concurrence affaiblie, des investissements découragés
Selon le modèle des chercheurs, un arbitrage favorable à un club conduit ses rivaux à réduire leurs investissements, leurs chances de titre et d’accès aux recettes européennes diminuant. Le club avantagé investit davantage lorsque la corruption reste modérée, mais réduit lui aussi ses efforts lorsqu’elle devient trop forte. Le niveau et l’attractivité du championnat baissent alors. Le cas grec illustre les effets possibles d’une défiance envers l’arbitrage, sans démontrer de causalité entre corruption et difficultés des clubs, également confrontés à la crise économique.
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Restaurer la confiance, particulièrement dans les petits championnats
Ces mécanismes affectent davantage les championnats modestes, où les recettes européennes pèsent lourd et où seul le champion peut souvent espérer accéder à la Ligue des champions. Lorsque le titre paraît joué d’avance, ses concurrents perdent l’intérêt d’investir. En rendant les décisions vérifiables, la VAR peut contribuer à rétablir la confiance, tout comme le recours à des arbitres étrangers. En Grèce, depuis l’introduction de ces dispositifs en 2018 et 2019, les titres ont davantage circulé et les rivaux ont recommencé à investir.
Source : The Conversation, Petros Sekeris et Anastasios Dosis, 20 octobre 2026.


