Basket professionnel féminin : 35 M€ d’activité et 290 emplois soutenus
Une étude du Centre de droit et d’économie du sport mesure pour la première fois le poids économique de La Boulangère Wonderligue. Durant la saison 2025-2026, les douze clubs ont généré près de 35 millions d’euros d’activité et soutenu 290 emplois en équivalent temps plein. Ces résultats confirment l’ancrage territorial du basket féminin professionnel et révèlent plusieurs marges de développement.
Les clubs génèrent l’essentiel de l’activité économique
Les dépenses des clubs représentent 30,2 millions d’euros, soit 86,3 % du poids économique total et une moyenne de 2,5 millions d’euros par structure. Malgré des budgets compris entre 1,4 million d’euros pour Toulouse et 3,8 millions pour Bourges, la compétition demeure relativement homogène : le poids économique du premier club n’est que 2,7 fois supérieur à celui du plus modeste.
Les 290 emplois soutenus comprennent 240 emplois directs — dont près de la moitié occupés par des joueuses —, 15 emplois indirects chez les fournisseurs et prestataires, et 35 emplois induits par les dépenses des spectateurs dans les territoires. L’étude mesure bien un poids économique, c’est-à-dire le volume d’activité mobilisé, et non un impact économique net pour les territoires.
Un public fidèle, diversifié et extérieur au seul monde du basket
Les 159 rencontres de la saison ont accueilli 308 713 spectateurs, soit 1 942 personnes par match et un taux moyen de remplissage de 72 %. Hors billetterie, chaque spectateur dépense 25,35 euros autour d’une rencontre. Après neutralisation des sommes déjà comptabilisées dans les recettes des clubs, 14,64 euros par personne sont retenus dans le calcul du poids économique.
L’enquête conduite auprès de 2 029 spectateurs bouscule également plusieurs idées reçues. Le public se répartit à égalité entre femmes et hommes. Plus de la moitié des personnes interrogées ne sont ni licenciées ni pratiquantes de basket et une sur deux n’assiste jamais à un match masculin. La Wonderligue dispose donc d’un public propre, fidèle — 45 % sont abonnés — et largement connecté puisque 73 % regardent aussi les rencontres sur LFB TV ou Sport en France. Deux marges de progression apparaissent néanmoins. Les moins de 35 ans ne représentent que 16 % du public et 61 % des spectateurs rentrent directement chez eux après les matchs. L’animation de l’après-match, la restauration et les partenariats avec les commerces locaux constituent ainsi des leviers encore peu exploités.


