Depuis cette rentrée, les étudiants en STAPS à Dijon doivent suivre leurs cours sans téléphone, tablette ni ordinateur dans les amphithéâtres. Feuilles et stylos font leur retour sur les tables avec un objectif affiché : améliorer la concentration et favoriser les échanges avec les enseignants. Une décision qui traduit la volonté de reprendre la main sur la place des écrans dans l’enseignement supérieur.
Retrouver l’attention et les échanges dans les amphithéâtres
À l’UFR STAPS de Dijon, téléphones et ordinateurs doivent désormais rester dans les sacs pendant les cours. Les enseignants interrogés constatent depuis plusieurs années des étudiants plus passifs ou distraits par leurs écrans et espèrent, avec cette mesure, retrouver davantage d’attention et d’interactions. Dès les premiers cours, l’une des enseignantes interrogées par BFMTV relève davantage d’échanges, y compris à travers les regards et les réactions des étudiants. La mesure vise également à améliorer l’orthographe et à limiter les possibilités de fraude lors des examens.
Le retour du papier et du stylo
Pour les étudiants, cette rentrée signifie donc le retour de la prise de notes manuscrite, une pratique à laquelle certains reconnaissent devoir se réhabituer. Plusieurs témoignages recueillis dans le reportage font néanmoins état de salles plus calmes, d’une meilleure écoute et d’une attention accrue pendant les cours. Le STAPS dijonnais n’est pas totalement isolé dans cette démarche : selon BFMTV, l’IUT du Havre et l’Université Grenoble Alpes ont déjà adopté des restrictions comparables sur l’utilisation des téléphones dans certains enseignements. Une nouvelle illustration du débat qui s’installe dans l’enseignement supérieur sur la place des écrans dans les apprentissages.


