JOP Alpes 2030 : les Jeux seraient-ils menacés en cas de victoire de Jean-Luc Mélenchon ?
Alors que le CIO est en visite à Lyon pour examiner les futurs sites des Jeux olympiques d’hiver 2030, associations environnementales, écologistes et élus insoumis appellent à arrêter le projet. Le député LFI de Savoie Jean-François Coulomme va plus loin en évoquant l’hypothèse d’une victoire de Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle. Dans ce cas, assure-t-il, Alpes 2030 serait « radicalement réévalué » sur les plans écologique et financier avant de décider de sa poursuite.
Une « réévaluation radicale » des Jeux en cas de victoire de Mélenchon
Les opposants aux Alpes 2030 mettent principalement en avant les conséquences du réchauffement climatique sur les territoires de montagne et les besoins en eau nécessaires à la production de neige artificielle. Jean-François Coulomme dénonce ainsi l’idée d’organiser des Jeux alors que « l’on manque d’eau » et rappelle l’importance des volumes nécessaires à l’enneigement artificiel. Surtout, le député LFI affirme qu’en cas de victoire de Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle, le projet serait « radicalement réévalué », notamment sous ses aspects écologiques et financiers. À l’issue de cette réévaluation, précise-t-il, se poserait alors la question de savoir « si oui ou non on le poursuit ».
Une contestation qui intervient dans une période déjà mouvementée
Cette mobilisation intervient alors que le CIO inspecte à Lyon les sites susceptibles d’accueillir les épreuves de glace, transférées dans la ville après le refus du nouveau maire de Nice, Eric Ciotti, d’accueillir une patinoire provisoire. Les opposants dénoncent également l’artificialisation des sols, les pressions sur les ressources en eau et l’absence, selon eux, d’évaluation suffisante des impacts sur les milieux naturels. Cette contestation intervient enfin quelques jours après la démission d’Edgar Grospiron de la présidence du Comité d’organisation, dont Vincent Roberti assure désormais l’intérim. Si l’opposition aux Jeux reste à ce stade limitée dans la population selon Libération, l’hypothèse d’une alternance politique nationale introduit désormais une nouvelle incertitude sur le projet Alpes 2030.
Quant à la ministre des sports Marina Ferrari, elle a assuré que la France serait « au rendez-vous » des Jeux olympiques en 2030 « quelle que soit » l’issue de l’élection présidentielle, mardi en marge d’une visite du CIO à Lyon. L’info durable JO-2030: « difficile de revenir en arrière » même en cas d’alternance politique, assure la ministre des Sports
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