En France, alors que près de 100 000 tonnes d’articles de sport deviennent des déchets chaque année, seules 7 % des ressources sont aujourd’hui valorisées pour un potentiel de 50 % selon un article de l’ADEME. À Montpellier et Grenoble, des structures locales démontrent que la remise en circulation d’équipements sportifs dépasse la simple gestion des déchets. En structurant la filière, ces initiatives s’imposent comme de véritables moteurs d’inclusion, de mobilité douce et de développement territorial.
Des filières locales structurées pour détourner le matériel de la poubelle
À Montpellier, l’association Lezprit Réquipe collecte et restaure le matériel dans plusieurs départements, devenant un centre national de regroupement soutenu par l’ADEME et les collectivités locales, tout en créant onze emplois. À Grenoble, la Recyclerie Sportive s’appuie sur la coopérative Fabricanova pour mutualiser les collectes d’équipements variés, atteignant un taux de réemploi de 84 % en 2025. Ces deux organisations proposent la revente à prix réduit d’articles rénovés et organisent des ateliers de co-réparation pour sensibiliser le public.
Un impact global sur l’accès au sport, les mobilités et l’environnement
Au-delà de la réduction des déchets, ces démarches facilitent l’accès financier aux pratiques sportives et aux activités de pleine nature pour les habitants. Elles soutiennent également la mobilité durable et inclusive en fournissant des flottes de vélos reconditionnés aux acteurs du tourisme, ainsi qu’à des programmes d’insertion professionnelle. En transmettant les compétences de réparation aux usagers, ces initiatives favorisent le développement des mobilités actives, contribuant ainsi à réduire l’usage de la voiture et à améliorer la qualité de l’air.
Lien vers l’article sur le site de l’ADEME


