Santé mentale dans le sport d’élite : le CIO actualise ses directives dans le BJSM
Face à l’évolution des contraintes du haut niveau et à la fréquence des troubles psychologiques, le Comité International Olympique (CIO) formule de nouvelles recommandations majeures. Publiée dans ce numéro du British Journal of Sports Medicine, cette révision met l’accent sur la prévention environnementale et la responsabilité partagée. Elle offre un cadre actualisé pour transformer durablement la prise en charge de la santé mentale des athlètes.
Des symptômes fréquents et un système de santé interconnecté
Les symptômes et troubles de la santé mentale demeurent particulièrement fréquents chez les athlètes de haut niveau ainsi que chez leurs encadrants, atteignant des taux comparables, voire supérieurs, à ceux de la population générale. Les données scientifiques confirment qu’ils découlent souvent de facteurs propres au milieu sportif et influencent directement les performances comme le risque de blessure. La prise en charge repose désormais sur un modèle systémique impliquant entraîneurs, équipes médicales et institutions sportives pour créer un environnement protecteur. Elle passe également par un dépistage de routine, l’élaboration de plans d’action d’urgence et une personnalisation des parcours de soins.
Inclusion des populations spécifiques et adaptation territoriale
Ce nouveau consensus accorde une attention renforcée aux périodes de transition de carrière, aux adolescents et aux para-athlètes, ces derniers faisant face à des facteurs de stress propres au handicap. Par ailleurs, l’application de ces directives nécessite une adaptation minutieuse selon les ressources, notamment dans les pays à revenus faibles ou intermédiaires confrontés à une pénurie de spécialistes. Pour surmonter ces obstacles, le texte préconise des modèles innovants tels que le partage des tâches, la formation du personnel de terrain et la déstigmatisation continue afin d’assurer un suivi équitable et accessible à tous les sportifs.
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