Face à la peur du risque, Michel Cadot appelle à libérer et simplifier l’action publique
Face à la prolifération des règles et à la peur constante d’assumer des choix stratégiques, la décision publique se retrouve aujourd’hui paralysée. Interrogé par Acteurs Publics, l’ancien préfet de région et ex-délégué interministériel aux Jeux olympiques, Michel Cadot, dresse un constat lucide sur les blocages de la gouvernance administrative. Il invite ainsi les décideurs à rompre avec la surréglementation pour réapprendre à trancher, prioriser et assumer une part mesurée de prise de risque.
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Une paralysie décisionnelle alimentée par l’excès normatif
Michel Cadot observe une véritable tétanisation des décideurs publics face aux risques juridiques et administratifs, nourrie par la volonté de tout encadrer par le droit. Cette tentation française d’imposer un cadre réglementaire exhaustif épuise les moyens de la collectivité et ralentit considérablement la concrétisation des projets majeurs. Pour sortir de cet engrenage, l’ancien haut fonctionnaire plaide pour un changement de posture fondé sur la simplification, la confiance envers les acteurs de terrain et un accroissement de la responsabilisation collective.
Prioriser et assumer des arbitrages clairs pour réagir
Face à l’accumulation des contraintes et à l’allongement des délais, conduire efficacement les politiques publiques exige désormais d’effectuer des choix sélectifs et d’assumer pleinement la décision. Vouloir tout entreprendre simultanément disperse l’action de l’État et éloigne les réalisations des besoins initiaux. Pour restaurer l’agilité de l’action publique, Michel Cadot rappelle que gouverner impose de savoir renoncer à certains projets pour mieux faire aboutir les priorités stratégiques.
A lire sur acteurs publics Michel Cadot : “Il y a aujourd’hui une forme de tétanisation par rapport à la prise de certains risques”


