Crise à la FIFA : l’UEFA maintient la pression sur Gianni Infantino
L’abandon du projet d’ouverture de la FIFA aux investisseurs privés et les excuses de sa direction n’ont pas mis fin à la crise. L’UEFA maintient sa menace de boycott tandis que les autres confédérations affichent des positions contrastées. Cette bataille de gouvernance place Gianni Infantino sous pression avant l’élection présidentielle de mars 2027.
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Une crise mondiale sur fond de réélection
Après l’échec de son projet, Gianni Infantino a convoqué une réunion de crise à Rabat, où la direction de la FIFA lui a renouvelé son « plein soutien ». Seul candidat déclaré, le président sortant devra obtenir la majorité des 211 voix pour être réélu. La Concacaf réclame une refonte complète de la gouvernance, tandis que la Conmebol se dit préoccupée par les « actions unilatérales répétées » de la FIFA. La CAF demeure en revanche un soutien important d’Infantino et l’Asie apparaît divisée entre appels à réformer la gouvernance et communiqués favorables au président.
L’UEFA à la tête de la fronde
Forte de 55 membres, l’UEFA considère que le retrait du projet ne suffit pas et exige des garanties empêchant toute nouvelle tentative comparable. Jugeant ces conditions non remplies, elle affirme avoir « perdu confiance dans la présidence de Gianni Infantino » et maintient sa menace de boycott. Aleksander Čeferin peut compter sur l’appui de l’Association européenne des clubs, présidée par Nasser al-Khelaïfi. Plusieurs fédérations européennes ont déjà annoncé qu’elles ne soutiendraient pas Infantino en mars 2027, mais les principales nations du football européen n’ont pas encore dévoilé leur position.


