Une étude menée sur 1 750 matchs européens montre que l’accumulation de talents ne garantit pas la victoire.
Au-delà de 60 % de joueurs vedettes, la performance peut même décliner selon Mehdi Bagherzadeh Professeur, Neoma Business School et Fabio Fonti Professeur, Neoma Business School dans the conversation.
La force d’une équipe dépendrait donc moins de ses stars que de leur manière de collaborer.
Le collectif avant les individualités
Les équipes très talentueuses obtiennent de moins bons résultats lorsque leur jeu repose sur quelques vedettes. À l’inverse, une circulation dense et décentralisée du ballon permet à davantage de joueurs de participer. Les stars ne doivent pas monopoliser le jeu : les membres de l’équipe doivent se relayer. Le talent individuel ne devient donc performant que lorsqu’il s’inscrit dans une organisation collective adaptée.
Du football au management
Cette analyse concerne aussi selon les auteurs les équipes de R&D, les comités de direction et les groupes de travail transversaux. Recruter toujours plus de talents peut produire des rendements décroissants lorsque les tâches sont fortement interdépendantes. Les managers doivent organiser les échanges, les responsabilités et les flux d’information. Les grandes équipes ne sont pas un assemblage de talents : elles sont conçues pour créer des liens.
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