Piscines publiques rurales : Julien Pellicer Maire de Lectoure appelle l’État à lancer un plan national de reconstruction

Dans une lettre adressée aux députés et sénateurs du Gers, Julien Pellicer, maire de Lectoure et secrétaire général du CDOS du Gers, alerte sur la situation des piscines publiques en milieu rural. Il appelle l’État à engager un véritable plan national de rénovation et de reconstruction afin de garantir l’apprentissage du savoir-nager, l’égalité territoriale et la pérennité d’un service public devenu essentiel.

« Les collectivités n’ont pas besoin d’un énième dispositif d’ingénierie, elles ont besoin de financements »

Julien Pellicer rappelle que le Gers est l’un des départements les moins dotés en piscines couvertes alors même que l’apprentissage de la natation constitue une priorité nationale et un enjeu majeur de sécurité publique. Les équipements construits dans les années 1970 arrivent aujourd’hui en fin de vie et nécessitent des rénovations lourdes ou des reconstructions complètes. Face à l’explosion des coûts de construction et de fonctionnement, les communes ne peuvent plus financer seules ces investissements. Il propose donc la création d’un plan national permettant à l’État de financer jusqu’à 50 % des opérations de rénovation, de reconstruction ou de création de piscines publiques rurales, dans la limite de 2,5 millions d’euros par projet. Selon lui, les priorités doivent être données aux équipements implantés dans les centres-bourgs, à proximité des écoles et collèges, sobres énergétiquement et conçus autour de bassins de référence de 25 mètres.

Faire de l’intercommunalité l’échelle naturelle de gestion des piscines

L’élu estime également que la gouvernance des piscines doit évoluer. Une piscine n’est plus aujourd’hui un équipement communal mais un équipement de bassin de vie utilisé par les écoles, les collèges, les associations sportives et les habitants de nombreuses communes. Il juge donc indispensable que leur gestion relève désormais des intercommunalités, seules capables de répartir équitablement les coûts d’investissement et de fonctionnement. Ce transfert de compétence doit toutefois être accompagné d’un soutien financier renforcé de l’État. Julien Pellicer demande ainsi une mobilisation coordonnée de la DETR, de la DSIL, du Fonds Vert et de l’Agence nationale du Sport afin d’atteindre des taux de financement compris entre 40 % et 50 %. Son message est sans ambiguïté : les territoires ruraux ne demandent pas un traitement de faveur, mais que l’État retrouve l’ambition qui avait permis, il y a cinquante ans, de construire les piscines publiques dont la France bénéficie encore aujourd’hui.

Le courrier de Julien Pellicer

partager
Twitter
LinkedIn
Facebook
Email
Imprimer
Cet article vous a-t-il été utile ?

contributeur

Image de Patrick Bayeux
Patrick Bayeux

Consultant, Enseignant chercheur, Docteur en sciences de gestion.

plus d'articles

La quinzaine des décideurs

Recevez les derniers articles dans votre boîte aux lettres électronique.

catégories

tags

à lire aussi

A quel point cet article vous a-t-il été utile ?

Cet artcile ne vous a pas été utile?

Newsletter Gratuite

Abonnez-vous à notre newsletter et recevez toute l'actualité des décideurs du sport.

Alertes tous les jours sur votre messagerie