Marina Ferrari s’oppose aux tests génétiques de féminité imposés par le CIO, « Ma position n’est pas politique »
La ministre des Sports Marina Ferrari critique dans un entretien à l’Equipe fermement le retour des tests génétiques de féminité exigés par le CIO pour les Jeux olympiques de Los Angeles 2028. Elle estime qu’ils constituent une discrimination et soulèvent des questions d’intégrité, d’égalité et de respect des personnes.
Une opposition au retour des tests de féminité
Interrogée par L’Équipe, Marina Ferrari dit avoir été « très désagréablement surprise de ce retour en arrière », rappelant que les tests de féminité avaient été abandonnés à la fin des années 1990 faute de « plus-value scientifique avérée ». Si elle reconnaît que certaines disciplines de contact peuvent soulever des questions spécifiques d’équité sportive, la ministre juge que la systématisation des tests pose problème, notamment parce qu’ils ne concernent que les femmes et pourraient représenter une charge financière supplémentaire pour les athlètes.
« Une remise en question des droits des femmes »
La ministre annonce la mise en place d’un observatoire présidé par le professeur Toussaint afin de suivre les conséquences de ces mesures et rappelle que les tests génétiques restent interdits en France hors finalités médicales, judiciaires ou scientifiques. Marina Ferrari insiste également sur la portée du débat : « Ma position n’est pas politique, contrairement à ce qui a pu m’être reproché. » Elle affirme qu’« il s’agit d’une question d’intégrité, de respect des personnes et d’égalité » avant d’ajouter : « Philosophiquement, cette décision ressemble à une remise en question des droits des femmes. »
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