Du bilan à la bascule : après 15 Rencontres, le Prospective Sport Lab® fait des crises sa nouvelle boussole

Six ans après avoir créé le Prospective Sport Lab®, François Bellanger (Transit-City), Patrick Roult (INSEP) et Patrick Bayeux (Décideurs du Sport) annoncent un changement de cap. Quinze Rencontres ont été organisées en cinq ans. La page se tourne sur le format des matinées parisiennes, et un nouveau cycle s’ouvre — sous des formes plus variées et plus créatives, avec un nouveau fil rouge : les crises comme prisme d’analyse du sport.


Quinze Rencontres pour interroger un sport en mutation

Depuis la première édition en juin 2021 sur le futur des Jeux olympiques, les Rencontres de la Prospective Sportive® et les Rencontres Sport / Équipement / Stratégie® ont déroulé un fil rouge cohérent : sortir des cadres habituels du débat sportif pour interroger ce qui change vraiment. La transgression comme avenir du sport, le rôle des religions dans la fabrique des grands récits, la redéfinition de la performance, la place des clubs dans une société d’individus, l’économie du muscle, l’avenir des piscines, la question des liens entre guerre et sport : autant de portes d’entrée volontairement décalées pour observer comment les pratiques, les imaginaires et les modèles économiques se recomposent. Au fil des éditions s’est imposée une intuition : le sport n’est pas un secteur isolé, mais un laboratoire de la société qui vient.

Une double bascule, de format et de fond

L’organisation des Rencontres sous le format des matinées parisiennes s’arrête, au profit de formes « plus variées et plus créatives ». Mais le changement n’est pas que logistique : il s’accompagne d’une réorientation conceptuelle.

  • Premier constat : le sport, comme pratique, n’a jamais été aussi vivant — il n’est pas en crise.
  • Second constat : le monde, lui, est saturé de crises (climatique, géopolitique, du sens, de la représentation).

Plutôt que d’ignorer cette tension ou d’y plaquer un faux discours de déclin, le Prospective Sport Lab® propose une troisième voie : considérer le sport comme révélateur de nos impuissances et comme laboratoire d’adaptation. Autrement dit, passer de la crise du sport (faux problème) à la sportivisation des réponses à la crise (vrai sujet).

Penser le sport comme révélateur et comme laboratoire

La formule retenue pour le cycle qui s’ouvre tient en une phrase : penser le sport par la crise pour que le sport nous apprenne à vivre avec l’incertitude. Penser le sport à la fois comme révélateur (analyse) et comme laboratoire (action). Les crises deviennent un logiciel commun capable d’articuler prospective sportive et prospective sociétale, en lien avec l’urbain, la santé, l’éducation, la transition écologique. Quinze Rencontres ont posé les jalons d’une lecture décalée du sport et de ses imaginaires. Le cycle qui s’ouvre propose d’en faire une méthode — et de la déployer sous des formes nouvelles, dans des lieux et des formats qui restent à dessiner.

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Patrick Bayeux

Consultant, Enseignant chercheur, Docteur en sciences de gestion.

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