Et si demain, on passait du club-institution au club-archipel® ? par François Bellanger
Les récents propos de Didier Lacroix le président du stade Toulousain dans l’Equipe sur le sport professionnel sur le droit à l’image des joueurs révèlent peut-être bien plus qu’une simple tension contractuelle pour François Bellanger. Ils signalent selon lui un effet de seuil : celui où le joueur cesse progressivement d’être seulement un actif du club pour devenir une marque autonome, avec sa propre audience, ses partenaires, ses contenus et sa puissance d’influence. Sous l’effet des réseaux sociaux, de l’économie de l’attention et de l’individualisation des publics, le club n’est plus l’unique centre de gravité du récit sportif. Derrière cette transformation émergent plusieurs bifurcations majeures : le club doit-il rester une institution collective ou devenir une plateforme de marques individuelles ? Une forteresse identitaire ou un archipel de communautés, de récits et d’émotions connectées ?


