Coupe du monde 2042 : et si le football devenait une industrie de l’attention ?
Dans une fiction prospective publiée le 24 avril 2026, Juliette Galland et Alexandre Mahé (EY Fabernovel) projettent dans un article publié sur usbeketrica les fans dans la finale d’un nouveau championnat mondial en 2042. Une compétition immersive, gratuite, gamifiée, où l’émotion est mesurée et monétisée — et qui pourrait reléguer la Coupe du monde « à l’ancienne » au rang de souvenir.
Quand la FIFA décroche, l’Arena Cup s’impose
Juillet 2042. Milo, 24 ans, n’a jamais mis les pieds dans un stade pour une Coupe du monde. La FIFA organise toujours son tournoi quadriennal, mais les audiences ont chuté dès la fin des années 2030, par lassitude d’un format jugé fermé, lent et marqué par les scandales. Ce soir, c’est la finale de l’Arena Cup, le « vrai championnat qui rassemble le monde entier ». Sa diffusion est gratuite : la rentabilité repose sur les sponsors, attirés par une attention aussi intense qu’inégalée.
Une expérience immersive, gamifiée et personnalisée
Casque immersif, ArenaRoom, paris sur la coiffure du gardien ou la fréquence cardiaque du n°6, votes pour des « jokers » qui modifient les règles en cours de match, mode « joueur fantôme » pour entrer dans la peau de son idole : chaque émotion est captée, convertie en points et en grade de fan. Dix grades existent, plus l’engagement est élevé, plus l’influence sur le match est forte. À la fin, Milo découvre une notification de la finale FIFA 2042 — stade à moitié vide, deux buts en 90 minutes — et sourit : « On dirait une autre époque ». Le football ne disparaît pas, concluent les auteurs, il se déplace : reste à savoir si les acteurs historiques du sport sauront se réinventer, ou regarderont cette transformation depuis les tribunes.


