Il y a des Quinzaines avec des séquences d’actualité qui, mises bout à bout, racontent beaucoup plus qu’une simple succession d’articles. Ces derniers jours, le sport français donne l’image d’un système sous tension permanente, sans cap clair, ni méthode partagée.
Ça va mal dans les Alpes.
Très mal même. Le 4 décembre, la Savoie claque la porte des réunions d’organisation
Nathalie Ianetta met les mots sur le malaise : « Le problème de fond est donc celui de la gouvernance et de la méthode. » Nathalie Ianetta
Deux jours plus tard, un collectif d’intellectuels, d’universitaires, d’athlètes et de personnalités du monde de la montagne appelle à l’arrêt des JOP Alpes 2030 Ce n’est plus un débat technique, c’est une crise de confiance.
Et ce n’est pas beaucoup mieux du côté de l’Agence nationale du sport.
Le 9 décembre, l’assemblée générale de l’ANS se conclut sans “fumée blanche”. pas de fumée blanche, l’avenir de l’Agence reste en suspens
Toujours pas de vision stabilisée, toujours pas de clarification du rôle de chacun, toujours cette impression d’un pilotage à vue. La seule chose dont on est sûr, c’est la diminution des budgets Budget 2026 de l’ANS : l’aide aux équipements victime des restrictions budgétaires.
Heureusement, il reste les bénévoles.
Le CNOSF a présenté sa stratégie pour animer, former et reconnaître l’engagement bénévole, Bénévolat sportif : le CNOSF présente sa stratégie pour animer, former et reconnaître l’engagement complétée par des initiatives concrètes comme« La Pause bénévole » : un rendez-vous mensuel au plus près des bénévoles
Pendant ce temps, JP Acensi et Jean-Louis Borloo tentent de colmater les brèches côté jeunesse.
Le Plan Jeune par le Sport : une mobilisation nationale pour transformer le destin de 100 000 jeunes Une mobilisation nationale salutaire… mais qui rappelle aussi l’ampleur des défaillances existantes. Si le sport doit réparer autant de choses, c’est bien que les politiques publiques ont laissé trop de trous dans la raquette à en croire la cour des comptes ! Sur les Cités éducatives, le diagnostic est sévère, un programme ambitieux fragilisé par une articulation nationale insuffisante
Et sinon… les Français font-ils du sport ?
Toujours la même énigme. Selon les sources, la pratique sportive oscille entre 40 % et 76 %. Pour Santé publique France 40,2 % des français ont une pratique régulière Un grand écart statistique qui en dit long sur notre incapacité collective à produire des indicateurs clairs, partagés et politiquement assumés. Retour vers le futur des décideurs du sport – La pratique sportive des Français : toujours entre 40 % et 76 % selon les sources
En revanche, quand il s’agit de compter, là, on est solides.
L’état des lieux 2025 de BPCE le confirme : le sport est un moteur économique et social majeur. Emplois, attractivité, cohésion, santé… Le sport, moteur économique et social : état des lieux 2025 de BPCE L’Observatoire
Pour finir, les mots du terrain.
Marco Sentein, à la fois directeur des sports et président de district de football, offre un regard croisé précieux sur l’avenir du sport. Un regard lucide, ancré, sans langue de bois. Peut-être ce dont le sport français a le plus besoin aujourd’hui : moins d’annonces, moins d’empilements, et davantage d’écoute de celles et ceux qui font vivre le sport au quotidien. Marco Sentein : Regards croisés d’un directeur des sports et président de district de foot sur l’avenir du sport
Au fond, tous ces signaux convergent.
Le sport français ne manque ni d’idées, ni d’acteurs engagés, ni de preuves de son utilité sociale. Il manque une gouvernance lisible, une stratégie assumée. D’habitude je terminais par des Etats Généraux du sport s’imposent en 2025 ….C’est la dernière fois que je l’écris !
Bonne lecture
Joyeux Noel !
Patrick Bayeux.
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