Retour vers le futur des décideurs du sport – Génération Z : le défi silencieux des clubs sportifs… comme des entreprises
En 2021, au sortir de la crise sanitaire, nous évoquions déjà la nécessité d’une lecture générationnelle du sport et de l’engagement associatif. Cinq ans plus tard, un article du Wall street journal A New Lost Generation: Why Gen Z Is Unprepared for the Workplace repris par Slate La génération Z est complètement paumée dans le monde de l’entreprise, mais ce n’est pas de sa faute sur la génération Z dans l’entreprise confirme cette intuition. Entre clubs sportifs et entreprises, les organisations semblent désormais confrontées au même défi : accueillir et comprendre une génération socialisée dans un monde numérique et post-Covid.
Une intuition formulée dès la sortie de la crise sanitaire
Dans un éditorial publié en 2021, nous évoquions la difficulté des clubs à retrouver leurs licenciés après la crise sanitaire et la nécessité d’« une approche générationnelle » pour comprendre les nouvelles attentes des pratiquants. Le constat était simple : les clubs tentaient souvent de relancer le modèle d’avant la crise alors que les comportements avaient déjà évolué.
A lire
Un article du Wall street journal publié cette semaine A New Lost Generation: Why Gen Z Is Unprepared for the Workplace repris par Slate La génération Z est complètement paumée dans le monde de l’entreprise, mais ce n’est pas de sa faute fait un constat similaire dans le monde du travail : une partie de la génération Z, socialisée pendant la pandémie et largement formée derrière des écrans, arrive dans les entreprises sans en maîtriser tous les codes implicites.
Dans l’entreprise aussi, la génération Z bouscule les organisations
Le parallèle est frappant. Dans les entreprises comme dans les clubs sportifs, les organisations doivent désormais composer avec une génération dont le rapport à l’engagement, au collectif, à l’autorité et au temps a profondément évolué. Les jeunes actifs comme les jeunes pratiquants demandent davantage d’accompagnement, de pédagogie et de flexibilité.
Autrement dit, la question n’est peut-être pas celle d’une crise des clubs ou d’un malaise dans l’entreprise. Elle est peut-être plus simple — et plus profonde : la rencontre entre des organisations héritées du XXᵉ siècle et la génération Z.


