Quartiers prioritaires : une pratique sportive moins fréquente malgré une forte proximité des équipements
L’étude 2025 de l’Observatoire national de la politique de la ville » PRATIQUES SPORTIVES
DES HABITANTS ET ÉQUIPEMENTS SPORTIFS DANS LES QUARTIERS PRIORITAIRES DE LA POLITIQUE DE LA VILLE » confirme que les habitants des quartiers prioritaires pratiquent moins de sport que les autres urbains (78 % contre 89 %).
Cette moindre pratique ne s’explique pas par un manque de proximité des équipements, mais par leur moindre diversité et une orientation vers des pratiques collectives.
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En 2023, 78 % des habitants des QPV déclarent avoir pratiqué une activité sportive dans l’année, contre 89 % dans les autres quartiers urbains, avec des écarts particulièrement marqués pour les femmes (75 % contre 86 %). L’étude révèle que a pratique est fortement influencée par le milieu social et familial : l’absence de pratique sportive chez les parents réduit significativement la probabilité de pratique, notamment chez les femmes.


Les habitants privilégient des activités accessibles, peu coûteuses et flexibles, comme la gymnastique, la marche, la course à pied ou la musculation, ainsi que les sports collectifs, particulièrement pratiqués par les jeunes hommes.
Selon l’étude, la santé constitue la principale motivation, mais l’apparence physique, la compétition ou la sociabilité jouent également un rôle important, notamment chez les jeunes.


Ce différentiel ne s’explique pas par un déficit d’accès aux équipements, puisque 99 % des habitants disposent d’une infrastructure à moins de quinze minutes à pied. En revanche, l’offre est moins diversifiée, avec une forte présence de terrains extérieurs et de salles multisports, et une moindre disponibilité d’équipements comme les piscines, les courts de tennis ou les parcours de santé. Cette situation contribue à un sentiment d’offre insuffisante exprimé par plus de 40 % des habitants, malgré la proximité des équipements.


Les points clés de l’étude ONPV
Une pratique sportive plus faible qu’ailleurs
- 78 % des habitants pratiquent une activité sportive contre 89 % hors QPV.
- Écart particulièrement marqué pour les femmes : 75 % contre 86 %. 2602 dds onpv-etude-pratiques-s…
Une influence déterminante du milieu social et familial
- La pratique dépend fortement de la catégorie socioprofessionnelle et du rapport au sport des parents.
- Les femmes dont les parents ne pratiquent pas sont nettement moins sportives. 2602 dds onpv-etude-pratiques-s…
Des pratiques orientées vers des activités accessibles et collectives
- Gymnastique, musculation, marche, course à pied et vélo dominent.
- Les sports collectifs sont plus pratiqués, notamment par les jeunes hommes. 2602 dds onpv-etude-pratiques-s…
Une forte proximité des équipements, mais une offre peu diversifiée
- 99 % des habitants ont un équipement à moins de 15 minutes à pied.
- Offre dominée par les terrains extérieurs et salles multisports.
Un déficit d’équipements adaptés aux pratiques individuelles et sport-santé
- Moins de piscines, courts de tennis, parcours santé et salles de remise en forme.
- Ces équipements sont proportionnellement moins présents qu’ailleurs. 2602 dds onpv-etude-pratiques-s…
Une pratique plus informelle et moins encadrée, surtout chez les femmes
- Moins de licences sportives et pratique plus souvent en famille ou en couple.
- Les hommes pratiquent davantage entre amis et dans des équipements publics. 2602 dds onpv-etude-pratiques-s…
Un enjeu majeur pour les politiques publiques territoriales
- Le sport reste un levier important de cohésion sociale, d’insertion et de santé.
- La diversification de l’offre constitue un enjeu central pour la politique de la ville


