Quand les institutions du sport sont incapables de se hisser au niveau des sportifs qu’ils sont censés représenter par Nathalie Iannetta
Les Jeux olympiques rappellent chaque jour la force du collectif, du courage et du dépassement de soi. Mais en miroir des performances sportives, les fragilités de la gouvernance et les rigidités institutionnelles apparaissent avec d’autant plus d’acuité selon Nathalie Iannetta Directrice des Sports de Radio France. Entre unité des athlètes et divisions des institutions, l’idéal olympique se trouve mis à l’épreuve.
Les performances de l’équipe de France de biathlon, marquées par l’unité malgré les tensions internes, illustrent la capacité des sportifs à placer l’intérêt collectif au-dessus des différends personnels. Ce sens du collectif contraste avec les difficultés de gouvernance et les inquiétudes entourant l’organisation des Jeux Alpes 2030 dénonce Nathalie Iannetta Directrice des Sports de Radio France.
« l’idéal olympique se meurt dans le froid calcul du sport business »
La situation du skeletonneur ukrainien Vladyslav Heraskevych, menacé de sanction pour avoir voulu rendre hommage à ses coéquipiers morts à la guerre, révèle également les limites d’un cadre institutionnel confronté à la réalité du monde. Ce décalage interroge la capacité des institutions à incarner les valeurs qu’elles promeuvent. Comme l’a résumé l’ancien champion olympique ukrainien Wladimir Klitschko (Frère de Vitali, maire de Kiev) cité par Nathalie Iannetta, « l’idéal olympique se meurt dans le froid calcul du sport business ».


