Piratage des données des fédérations, et ça continue encore et encore…
Encore une fédération touchée, encore des données exposées.
Après le football, le handball ou le tir, le tennis rejoint la liste des victimes.
Le sport français découvre, à ses dépens, qu’il est devenu une cible durable des cyberattaques
La dernière en date frappe La Fédération française de tennis victime d’une fuite de données : 1,2 million de licenciés menacés (RTL) : un acte de cyber-malveillance a exposé des informations personnelles (nom, prénom, adresse postale, e-mail, téléphone, numéro de licence) de plus de 1,2 million d’adhérents, suscitant l’inquiétude sur les risques d’usurpation d’identité ou de phishing.
Mais ce piratage n’est pas un incident isolé. Une série d’attaques s’est enchaînée ces derniers mois contre les instances sportives françaises.
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Depuis 2025, plusieurs fédérations ont vu leurs systèmes ciblés par des intrusions informatiques :
- la Fédération française de handball (FFHB) a récemment détecté une attaque sur son logiciel de gestion des clubs et licenciés ;
- la Fédération française de tir (FFTir) a subi une violation touchant des données d’état civil et de contact, soulevant même des craintes sur des cambriolages ciblés d’armes chez des licenciés ;
- la Fédération française de football (FFF) a confirmé un accès non autorisé à des données d’identité et de licences via un compte compromis.
Cette succession d’incidents montre que le sport est devenu une cible de choix pour les cybercriminels, en raison du volume important de données personnelles qu’il détient et de l’interconnexion des systèmes de gestion.
Le ministère des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative a également été victime d’une exfiltration massive de données provenant de l’un de ses systèmes d’information, affectant environ 3,5 millions de foyers. Il s’agissait des données du Pass’Sport.


