Marie-Amélie Le Fur : « Demain, tous les clubs sportifs doivent être en capacité d’accueillir les personnes en situation de handicap »
Depuis les JOP Paris 2024, le parasport a gagné en visibilité et en popularité Mais découvrir une discipline ne signifie pas toujours pouvoir la pratiquer. Dans un entretien à Faire Face, Marie-Amélie Le Fur décrit les obstacles que rencontrent encore les personnes en situation de handicap et les réponses à construire près de chez elles.
Rendre le parcours vers le sport plus lisible
Pour la présidente du CPSF et de l’ANS, l’absence de porte d’entrée unique complique l’accès au parasport. Les outils d’orientation peuvent aider, mais la rencontre avec un club, un éducateur ou un enseignant reste essentielle. Elle appelle aussi à harmoniser la formation des éducateurs et à renforcer le programme Club Inclusif, auquel plus de 2 600 clubs ont participé et que plus de 120 collectivités ont cofinancé.
Développer une offre proche des lieux de vie
L’éloignement et les transports demeurent des freins majeurs : une étude de 2022 estimait à 50 kilomètres la distance moyenne à parcourir pour trouver un club. Marie-Amélie Le Fur défend des passerelles entre centres de rééducation et clubs, ainsi qu’un meilleur accompagnement des familles. Elle souhaite laisser le choix entre pratique entre pairs et club inclusif, tout en donnant aux clubs ordinaires les moyens humains et financiers d’accueillir les personnes en situation de handicap.


