« La Francophonie sportive peut devenir aujourd’hui un axe fort au service de la France ! » Daniel Zielinski
Face à une gouvernance sportive mondiale largement dominée par l’anglais, Daniel Zielinski Délégué ministériel à la Francophonie sportive appelle dans cet entretien à Africapresse à un sursaut stratégique : faire du sport un levier d’influence francophone, à la fois diplomatique, économique et culturel.
Une francophonie sportive face à un déséquilibre de gouvernance
Daniel Zielinski dresse un constat clair : plus de 95 % des instances sportives internationales sont dominées par des acteurs anglo-saxons, influençant directement les règles, les normes et les équilibres économiques du sport mondial. Dans ce contexte, la francophonie doit s’organiser pour exister, alors même qu’elle représente près de 396 millions de locuteurs aujourd’hui et pourrait atteindre 650 millions d’ici 2050. Au-delà de la langue, l’enjeu est stratégique : garantir une capacité d’influence dans un secteur devenu une véritable industrie mondiale.
Le sport, levier de puissance douce et de développement économique
Le sport apparaît ainsi comme un outil de diplomatie, d’insertion et de croissance, notamment dans les pays africains où les marges de développement sont considérables. Entre structuration de filières de formation, organisation de grands événements et développement d’infrastructures, l’économie du sport représente un potentiel encore largement sous-exploité dans l’espace francophone. Face à la montée en puissance des acteurs anglo-saxons, la réponse passe par la constitution de réseaux, d’alliances et d’outils concrets pour faire de la francophonie sportive une véritable puissance d’influence à l’échelle internationale.


