Le partenariat public-privé de l’INSEP, signé en 2006 pour trente ans, connaît une évolution marquée par de nombreux avenants. Entre adaptations contractuelles et hausse des coûts, le dispositif s’est progressivement complexifié. Le coût global du projet a fortement augmenté depuis sa signature. À dix ans de son échéance, des incertitudes demeurent sur sa trajectoire financière et son avenir selon la cour des comptes
Un contrat structurant mais profondément modifié
Les investissements réalisés sur le site de l’INSEP, dans la zone nord, s’inscrivent dans un contrat de partenariat public-privé signé le 21 décembre 2006 pour une durée de trente ans. Ce contrat porte sur la construction, la réhabilitation, l’exploitation et la gestion de 12 bâtiments dédiés notamment à l’hébergement, à la formation, à la recherche et aux services médicaux. Depuis sa signature, 29 avenants ont été conclus, traduisant la nécessité d’adapter régulièrement le contrat aux demandes de l’État. En raison de la rédaction initiale, ces évolutions nécessitent le recours à des avenants systématiques, procédure lourde partiellement allégée en 2017.
Un coût en forte hausse et des incertitudes persistantes
Le coût global du PPP est passé de 327 M€ à 444,5 M€ à fin 2025, soit un dépassement de 117,5 M€, lié notamment à l’indexation des loyers, à la sous-évaluation initiale des besoins et à l’impact des avenants. L’État supporte seul le risque financier, notamment lié à l’obsolescence des équipements. À dix ans de la fin du contrat, la Direction des sports est confrontée à un double enjeu : arbitrer les besoins d’évolution de l’INSEP et déterminer le cadre juridique le plus adapté pour l’après PPP, dans un contexte de tensions sur la trajectoire des dépenses.
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