Gouvernance associative : un modèle à réinventer pour assurer son avenir selon le HCVA
Vieillissement des dirigeants, difficulté à renouveler les responsables, évolution des formes d’engagement : le modèle associatif français entre dans une phase de transition critique. Le rapport 2026 du HCVA – Haut Conseil à la vie associative « LA GOUVERNANCE DES ASSOCIATIONS EN 2026.
PROPOSITIONS POUR UNE NOUVELLE APPROCHE » appelle à repenser en profondeur la gouvernance pour préserver la vitalité démocratique des associations. L’enjeu est clair : adapter les organisations aux nouvelles attentes des bénévoles sans renoncer à leurs valeurs fondatrices.
Une gouvernance confrontée à une crise de renouvellement
Le rapport met en évidence un déficit de diversité et de renouvellement dans les instances dirigeantes associatives. Les responsabilités restent majoritairement exercées par des profils seniors et socialement favorisés, tandis que les jeunes et les femmes demeurent sous-représentés. Parallèlement, les formes d’engagement ont évolué : les bénévoles, notamment les plus jeunes, privilégient des engagements ponctuels et concrets plutôt que des fonctions dirigeantes perçues comme trop lourdes et administratives. Cette difficulté à renouveler les dirigeants constitue une menace pour la pérennité et la légitimité du secteur associatif.
Vers des modèles de gouvernance plus ouverts, participatifs et adaptés
Pour répondre à ces défis, le rapport recommande d’adapter les formes de gouvernance aux réalités contemporaines. Il encourage des modèles plus collaboratifs, tels que la co-présidence, la gouvernance collégiale ou la participation élargie des membres, afin de mieux partager les responsabilités et renforcer l’engagement. Il insiste également sur la nécessité de simplifier les procédures, de mieux accompagner les bénévoles et d’utiliser les outils numériques pour favoriser la participation. L’objectif est de construire une gouvernance plus inclusive, capable de mobiliser de nouveaux profils et d’inscrire durablement l’action associative dans le fonctionnement démocratique de la société.
Les points clés du rapport
Un déficit de renouvellement des dirigeants
- 1 président sur 3 a plus de 65 ans
- seulement 4 % ont moins de 30 ans
- les fonctions dirigeantes sont jugées trop complexes ou contraignantes
Des formes d’engagement en profonde mutation
- engagement plus ponctuel, plus flexible et orienté vers des projets concrets
- difficulté croissante à mobiliser des bénévoles pour des fonctions de gouvernance
Une nécessité d’adapter les modèles de gouvernance
- développement de la co-présidence et de la gouvernance collégiale
- renforcement de la participation et du partage des responsabilités
- adaptation des statuts et des outils aux réalités des associations
Un enjeu démocratique majeur
- les associations constituent un pilier de la cohésion sociale
- leur gouvernance doit rester inclusive, démocratique et représentative


