Évaluation de l’EPS au Bac et au CAP : des résultats globalement stables, des écarts persistants

Le rapport annuel 2025 de la Commission nationale des examens d’EPS dresse un état des lieux précis de l’évaluation de l’éducation physique et sportive au baccalauréat et au CAP.
Il met en lumière des résultats globalement stables, mais toujours marqués par des écarts entre filières et entre filles et garçons.
La place des champs d’apprentissage et les modalités d’évaluation restent au cœur des enjeux.


Appuyé sur les données issues de l’application Cyclades, le rapport analyse les résultats de l’EPS aux baccalauréats général, technologique, professionnel et au CAP pour la session 2025. Les moyennes restent plus élevées en contrôle en cours de formation qu’à l’épreuve ponctuelle, avec un différentiel particulièrement marqué en voie générale. Les élèves de la voie technologique enregistrent les résultats les plus faibles, tandis que ceux du CAP se situent en moyenne légèrement en dessous des autres examens. Les écarts filles-garçons tendent à se réduire, notamment grâce à une meilleure réussite des filles, mais demeurent sensibles selon les champs d’apprentissage. Le champ 4, très fréquenté, reste le plus discriminant, alors que le champ 5 apparaît plus équitable. Le rapport souligne enfin la nécessité de diversifier les programmations, de lutter contre les stéréotypes de genre et de renforcer l’harmonisation des pratiques d’évaluation entre académie

Les éléments clés du rapport EPS 2025

  • Résultats globalement stables aux examens, avec des moyennes plus élevées en CCF qu’à l’épreuve ponctuelle pour toutes les filières.
  • Voie technologique en difficulté : les élèves de bac technologique affichent les moyennes les plus faibles, souvent inférieures à celles du bac professionnel.
  • CAP : forte hétérogénéité territoriale, avec des résultats qui stagnent ou progressent selon les académies et des écarts filles-garçons généralement limités.
  • Écarts de genre persistants, malgré une amélioration des résultats des filles qui contribue à un léger resserrement des différences.
  • Poids des champs d’apprentissage : le CA4, très fréquenté, demeure le plus discriminant, tandis que le CA5 apparaît comme le plus équitable et le plus favorable à la réussite.
  • Programmations encore peu diversifiées, souvent concentrées sur quelques APSA, au détriment d’une offre plus inclusive et culturellement ouverte.
  • Épreuve écrite de la spécialité EPPCS identifiée comme la plus discriminante, révélant des difficultés en argumentation et structuration du propos.
  • Leviers d’amélioration identifiés : formation méthodologique, harmonisation des référentiels, mutualisation des pratiques et renforcement de l’équité.
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Patrick Bayeux

Consultant, Enseignant chercheur, Docteur en sciences de gestion.

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