Et si les guerres asymétriques changeaient déjà notre manière de faire… et de penser le sport ? François Bellanger
Le sport moderne repose encore sur un imaginaire de l’affrontement symétrique : deux forces égales, des règles identiques, un vainqueur clair écrit François Bellanger dans un article « ET SI LES GUERRES ASYMÉTRIQUES CHANGEAIENT LES IMAGINAIRES SPORTIFS ? »
Or la guerre, matrice historique du sport, a profondément changé depuis un demi-siècle, glissant vers l’asymétrie, la durée et la survie plutôt que la victoire.
Pendant que le spectacle sportif conserve la fiction du winner et du loser, les pratiques explosent autour du « finisher », du dépassement de soi et de l’acceptation des écarts.
Et si trails, marathons et ultra-endurance étaient le miroir culturel d’un monde qui ne croit plus vraiment à la victoire ?
La question posée par la guerre asymétrique au sport n’est donc pas tant « va-t-on vers le développement des pratiques asymétriques ? » – elles existent déjà massivement – que « pourquoi la fiction de la symétrie se maintient toujours autant dans le spectacle sportif ? »
On en reparle le 18 mars prochain, là.


