EPS : le SNEP-FSU revendique une école émancipatrice face aux inégalités
Face à l’explosion des inégalités, le SNEP-FSU à travers Fabrice Allain et Coralie Benech, co-secrétaires du SNEP-FSU depuis le mois dernier, évoquent pour le Café pédagogique affirme une vision sociale de l’EPS. Plus de moyens, plus d’heures, et une ambition éducative élargie. Au-delà de la santé, une conception politique et culturelle de l’école.
Une EPS au cœur de la lutte contre les inégalités
À travers la parole de ses nouveaux co-secrétaires généraux, le SNEP-FSU défend une conception exigeante de l’éducation physique et sportive comme levier de démocratisation. L’objectif est de garantir un accès réel aux pratiques physiques, sportives et artistiques pour tous les élèves, quelles que soient leurs conditions sociales, territoriales ou de genre. Cette ambition suppose une politique volontariste appuyée sur des moyens renforcés : augmentation du temps d’EPS à 4 heures hebdomadaires, recrutements, réduction des effectifs par classe et développement des équipements sportifs.
Dans un contexte marqué par la montée des inégalités et une crise d’attractivité du métier, le syndicat dénonce des politiques publiques insuffisantes : manque d’enseignants, horaires non assurés, recul du sport scolaire. Pour le SNEP-FSU, seule une réorientation budgétaire ambitieuse permettra de répondre aux besoins des élèves et de restaurer les conditions d’enseignement.
Une vision émancipatrice contre la réduction sanitaire de l’EPS
Au-delà des moyens, le SNEP-FSU défend une conception profondément politique de l’école et de l’EPS. Il s’oppose à une approche centrée uniquement sur la santé ou les parcours individuels, pour promouvoir une « santé transformatrice » fondée sur le développement du pouvoir d’agir des élèves dans leur environnement social. L’EPS doit ainsi permettre l’acquisition d’une culture commune et l’appropriation d’objets culturels, dans une logique d’émancipation.
Cette vision s’inscrit également dans un positionnement plus large de défense du service public et des valeurs républicaines. Le syndicat alerte notamment sur les risques portés par les idéologies d’extrême droite, qu’il considère incompatibles avec les objectifs d’égalité, de solidarité et d’accès à la culture que doit porter l’école


