Après près de dix ans consacrés à Paris 2024, Benjamin Lévêque transpose son expérience dans la fiction avec Les Nouveaux Barons. Ce roman d’anticipation imagine la renaissance des Jeux olympiques en 2064, dans un monde transformé par une « Grande Rupture ». À travers ce récit, l’ancien responsable climat et biodiversité interroge l’adaptation des grands événements sportifs aux contraintes climatiques, sociales et économiques selon cet article de Meet in.
Des Jeux confrontés à de nouvelles contraintes
Dans le roman, deux « nouveaux barons » tentent de faire renaître une Olympiade après la disparition des Jeux tels que nous les connaissons. Benjamin Lévêque ne s’en tient toutefois pas à une vision dystopique et cherche à imaginer l’utopie qui pourrait succéder au modèle actuel. Son expérience de Paris 2024, dont l’empreinte carbone a été divisée par deux par rapport aux éditions de Londres et de Rio, nourrit cette réflexion. La fiction prolonge ces enjeux en plaçant notamment la mobilité des spectateurs au cœur des transformations à venir.
Une autre géographie du rassemblement
Benjamin Lévêque envisage un public davantage recruté dans des bassins de proximité, tandis que les athlètes continueraient à venir du monde entier. Il évoque également une possible sortie du calendrier estival et la transformation progressive des Jeux d’hiver en « Jeux de la montagne », moins dépendants de la neige et de la glace. Le rassemblement physique conserverait sa valeur, avec un public local et des communautés réunies ailleurs devant des écrans. Sans prétendre définir le modèle des Jeux de 2064, le roman défend davantage de coopération, d’art et d’hybridation, dans une démarche résolument optimiste.


