Bénévolat sportif : beaucoup de « je », où est le « nous » ? Patrick Roult
Dans ses deux nouveaux livrets sur le bénévolat sportif, le ministère multiplie les « je » et laisse le « nous » aux seuls témoignages constate Patrick Roult. Ce déséquilibre éclaire une approche centrée sur les limites individuelles, les missions courtes et la délégation. « L’État découvre que l’engagement devient intermittent. Il en tire une pédagogie de l’intermittence : des missions courtes, des rôles interchangeables, des limites individuelles, une organisation fluide. Puis il appelle cela l’adaptation. » Mais qui portera la continuité des clubs questionne Patrick Roult, qui tiendra les comptes et assumera les responsabilités dans la durée ? À force d’apprendre aux bénévoles à gérer leur engagement, l’État semble oublier sa propre responsabilité dans leur fatigue administrative. Et la nécessité de refaire du bénévolat une aventure collective.


