Le premier Observatoire du numérique dans le sport publié par le COSMOS et mené auprès de 796 répondants, révèle une transformation déjà engagée dans les structures sportives. Si le numérique améliore leur fonctionnement et si 62 % utilisent déjà l’intelligence artificielle, l’étude souligne aussi des outils encore fragmentés, un manque de compétences et des usages de l’IA rarement encadrés.
Un numérique omniprésent, mais encore peu structuré
Réalisée auprès de 732 adhérents du COSMOS et de 64 étudiants d’AMOS, l’enquête montre que 82 % des structures constatent un effet positif du numérique sur leur organisation interne et 58 % sur la relation avec leurs publics. Pourtant, 54 % jugent leur maturité numérique faible ou intermédiaire. L’automatisation des tâches répétitives et la simplification des processus figurent parmi leurs priorités, tandis que le manque de temps, le budget et les compétences demeurent les principaux freins.
L’intelligence artificielle progresse sans cadre formalisé
L’IA est utilisée par 62 % des structures, ponctuellement pour 45 % d’entre elles et régulièrement pour 17 %, principalement dans la communication et les tâches administratives. Parmi ses utilisateurs, 71 % estiment encore leur maîtrise faible ou intermédiaire et 60 % ne disposent d’aucune règle formalisée. Le manque de compétences constitue le premier obstacle à son adoption, devant les risques liés aux données. Malgré ces réserves, 59 % anticipent un effet favorable de l’IA sur l’emploi sportif à l’horizon 2030.


